Assistants d’eurodéputés MoDem: perquisition chez le directeur de cabinet de Bayrou
Des policiers ont perquisitionné mardi à Pau le domicile de Stéphane Thérou, directeur de cabinet du maire MoDem François Bayrou,...

Assistants d’eurodéputés MoDem: perquisition chez le directeur de cabinet de Bayrou

Des policiers ont perquisitionné mardi à Pau le domicile de Stéphane Thérou, directeur de cabinet du maire MoDem François Bayrou,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Des policiers ont perquisitionné mardi à Pau le domicile de Stéphane Thérou, directeur de cabinet du maire MoDem François Bayrou, dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs par ce parti au Parlement européen, a-t-on appris mercredi de source proche de l'enquête.

"Je ne vais pas vous dire que c'était agréable, ce serait mentir", a dit de la perquisition M. Thérou au quotidien La République des Pyrénées, qui a révélé mercredi cette information, confirmée de source proche de l'enquête.

"Mais pour la première fois depuis deux ans et l'engagement de cette procédure pour le moins médiatique, j'ai pu m'expliquer et indiquer la réalité des emplois qui ont été les miens", a-t-il ajouté.

En parallèle à cette perquisition de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), M. Thérou a été entendu mardi en audition libre par les enquêteurs, a confirmé une source proche de l'enquête.

L'ancien attaché parlementaire était entendu dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs du MoDem au Parlement européen.

Après une enquête préliminaire du parquet de Paris en mars 2017 visant une vingtaine d'eurodéputés de tous bords, puis une enquête visant le MoDem, une information judiciaire contre X, confiée à des juges d'instruction parisiens avait été ouverte en juillet 2017 pour "abus de confiance, recel d'abus de confiance et escroqueries".

La justice cherche à savoir si des collaborateurs d'eurodéputés ont été rémunérés par des fonds publics du Parlement européen alors qu'ils étaient affectés à des tâches pour le MoDem.

Le maire de Pau et président du MoDem François Bayrou a précisé à l'AFP que M. Thérou avait travaillé comme assistant au Parlement européen "du général Philippe Morillon (...) et pour l'eurodéputée Sylvie Goulard. Tout cela est fondé sur une compétence reconnue par tous".

Il a jugé "normal" qu'une enquête "cherche à obtenir des informations précises sur le travail rigoureux et insoupçonnable de Stéphane Thérou", réaffirmant qu'"il n'y a jamais eu d'emplois fictifs au MoDem".

Le siège du parti à Paris avait été perquisitionné en octobre 2017.

L'enquête avait entraîné la démission de François Bayrou du poste de garde des Sceaux, après celles de la ministre des armées Sylvie Goulard, dont M. Thérou avait été l'assistant parlementaire européen, et de Marielle de Sarnez ministre des Affaires européennes, toutes deux anciennes eurodéputées MoDem.

Partager cet article

Dans la même thématique

Assistants d’eurodéputés MoDem: perquisition chez le directeur de cabinet de Bayrou
2min

Politique

Remise sur le marché de passoires thermiques : « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », se défend Vincent Jeanbrun

Le ministre du Logement Vincent Jeanbrun a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi visant à augmenter l’offre de logements. Une de ses mesures qui consiste à remettre sur le marché des passoires thermiques, semble aller à rebours de l’actualité. « Il vaut mieux être chez soi sous un toit ou dans la rue ? », a répondu le ministre.

Le

International Women’s Day – Demonstration – Lyon
6min

Politique

Masculinisme : « Le mode de radicalisation est exactement le même que lorsqu'on radicalisait des gens pour les faire partir en Syrie », alerte Dominique Vérien

Les sénatrices de la délégation aux droits des femmes appellent à faire de la lutte contre le masculinisme « une priorité de politique publique ». Après sept mois d’enquête, elles décrivent un mouvement politique structuré, alimenté par les réseaux sociaux, qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes et constitue, selon elles, un risque croissant pour « la démocratie ».

Le