Attentat de Marseille : nomination du nouveau préfet du Rhône
La nomination de Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) à la préfecture du Rhône a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il « y aura une circulaire adressée à tous les préfets pour ne rien négliger dans le contexte actuel. » Sa nomination fait suite au limogeage du préfet du Rhône. Une décision qui a ému une partie de la classe politique.  

Attentat de Marseille : nomination du nouveau préfet du Rhône

La nomination de Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca) à la préfecture du Rhône a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres. Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il « y aura une circulaire adressée à tous les préfets pour ne rien négliger dans le contexte actuel. » Sa nomination fait suite au limogeage du préfet du Rhône. Une décision qui a ému une partie de la classe politique.  
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Par Helena Berkaoui

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Après l’attentat de Marseille le 1er octobre, le ministre de l’Intérieur a promptement ordonné une enquête de l’Inspection générale de l’administration (IGA). L’enquête a conduit au limogeage du préfet du Rhône, Henri-Michel Comet, et à celui de son secrétaire général. Le préfet du Rhône a été remplacé par Stéphane Bouillon, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), selon le communiqué du conseil des ministres. Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement a précisé q'une circulaire sera adressée à tous les préfets « pour ne rien négliger dans le contexte actuel. » Une décision forte qui divise une partie de la classe politique.

Au micro de Radio classique, Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a jugé le limogeage du préfet du Rhône « injuste. » Le député invite le ministre de l’Intérieur « assumer ses responsabilités et les conséquences de l’attentat de Marseille. »

Le préfet du Rhône est « une victime expiatoire » pour Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains et président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes. Sur RTL ce matin, Laurent Wauquiez a dénoncé « la défaillance progressive de l’état de droit. »

Christian Estrosi « salue la détermination du gouvernement.»

Préfet du Rhône : Christian Estrosi « salue la détermination du gouvernement »
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Le maire de Nice « salue la détermination du gouvernement qui n’a pas failli, qui n’a pas faibli, qui n’a pas cherché à protéger qui que ce soit dans la haute hiérarchie de l’administration. » Le maire de Nice rappelle qu’après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice il avait « réclamé une inspection générale de l’administration qui n’a jamais eu lieu. »

Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, a quant à lui dénoncé cette décision. Selon lui, le limogeage du préfet du Rhône vise à désigner « un bouc-émissaire pour cacher la faiblesse de sa politique migratoire »

Les « dysfonctionnements » soulevés par le rapport de l’IGA

Le rapport sur les conditions de remise en liberté du tueur des deux étudiantes pointe « des dysfonctionnements graves » tout en écartant toute « responsabilité individuelle. »  En situation irrégulière, l’assaillant de Marseille, Ahmed Hanachi, avait été interpellé pour tentative de vol la veille à Lyon. Il avait été placé en garde à vue mais avait été relâché sans qu’aucune mesure n’ait été prise « ni place en détention, ni même obligation de quitter le territoire français (OQTF). »

L’agent de permanence aurait pu transférer Ahmed Hanachi en centre de rétention administratif (CRA) mais ce dernier avait été informé de l’absence de place dans la matinée. Une place s’est certes libérée en début d’après-midi mais l’agent n’en pas été informé. Plus grave, le rapport révèle que l’agent de permanence n’a pas cherché à joindre sa hiérarchie en pensant que celle-ci était « indisponible. » Le sous-préfet participait à une cérémonie et la possibilité de joindre un préfet de « renfort » n’avait pas été signifiée à l’agent. Ahmed Hanachi avait donc été remis en liberté avant 16 heures, le 30 septembre dernier.

Les engagements de Gérard Collomb

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a annoncé mardi que des moyens supplémentaires seront accordés aux services des étrangers dès 2018 « avec le recrutement de 150 personnels titulaires. »  Le ministre a également annoncé l’ouverture de « 200 places supplémentaires » dans les centres de rétention administratifs d’ici la fin de l’année. Aussi un système d'information des centres de rétention Logicra, sera ouvert aux préfectures dans les prochains mois. Gérard Collomb a insisté sur «l'identification biométrique» et «l'encadrement juridique» des éloignements comme principaux axes de travail.

 

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