Auvergne-Rhône-Alpes ambitionne de rejoindre les grands de l’aéronautique
Auvergne-Rhône-Alpes se donne dix ans pour apparaître sur la carte de l'aéronautique européenne, en aidant le décollage de sa...

Auvergne-Rhône-Alpes ambitionne de rejoindre les grands de l’aéronautique

Auvergne-Rhône-Alpes se donne dix ans pour apparaître sur la carte de l'aéronautique européenne, en aidant le décollage de sa...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Auvergne-Rhône-Alpes se donne dix ans pour apparaître sur la carte de l'aéronautique européenne, en aidant le décollage de sa filière, essentiellement composée de petites et moyennes entreprises, a indiqué lundi son président Laurent Wauquiez.

"Je suis convaincu que notre région peut s'imposer au niveau européen pour peu que nous franchissions un cap", a indiqué M. Wauquiez (Les Républicains), intervenant lors des premières assises régionales de l'aéronautique.

Auvergne-Rhône-Alpes abrite actuellement 350 entreprises dans le secteur aéronautique et spatial, employant 30.000 personnes et réalisant 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires.

Ces entreprises sont essentiellement présentes dans les matériaux innovants, dans l'électronique et les systèmes embarqués, ainsi que dans la maintenance.

Même si la région a toujours vécu dans ce domaine "dans l'ombre" de Toulouse et de Paris, "l'objectif pour nous est de figurer dans les dix ans qui viennent parmi les cinq plus grosses régions aéronautiques d'Europe", a ajouté M. Wauquiez.

La région a ainsi dégagé 137 millions d'euros sur l'actuelle mandature - "à 100% financés par les économies réalisées sur ses frais de fonctionnement" - pour aider ses entreprises aéronautiques à décoller.

En apportant des aides à la modernisation et à l'équipement, en les aidant à se projeter à l'international et en facilitant l'innovation. Et surtout en formant les jeunes aux métiers dont la filière a besoin: "c'est là que l'on va mettre le paquet".

Sur le modèle de l'Aérocampus d'Aquitaine, la région va ainsi créer un campus de l'aéronautique sur la base aérienne d'Ambérieu-en-Bugey (un investissement de 5 millions d'euros auxquels s'ajouteront 2,5 millions d'euros annuels de coûts de fonctionnement). La rentrée s'effectuera en juin, avec 300 élèves, avec l'objectif de porter les effectifs à 500 jeunes.

La région va aussi financer à hauteur de 10 millions d'euros un projet de plus de 25 millions d'euros porté par Dassault Aviation pour industrialiser la fabrication additive pour l'aéronautique.

Le projet Aeroprint, pour lequel la région était en concurrence avec l'Ile-de-France, sera piloté depuis le site d'Argonay (Haute-Savoie) de l'avionneur.

"C'est un fil rouge de notre action dans le domaine économique. Nous voulons absolument être leader en impression 3D", a expliqué M. Wauquiez. "C'est un tournant que nous n'avons pas le droit de louper".

Ce dernier a par ailleurs indiqué que la région était prête à financer des stages d'un an dans les PME de la région pour les étudiants des grandes écoles pour les convaincre que ces entreprises offrent aussi de très belles opportunités de carrière.

Partager cet article

Dans la même thématique

Auvergne-Rhône-Alpes ambitionne de rejoindre les grands de l’aéronautique
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le