Bachelot ministre : « Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités »
« La culture a été totalement à l’arrêt. Moi qui suis une femme de culture, je vis ça totalement dans ma chair et mon cœur », « c’était le moment de sortir de mon petit confort personnel » explique la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour expliquer avoir accepté de revenir en politique.

Bachelot ministre : « Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités »

« La culture a été totalement à l’arrêt. Moi qui suis une femme de culture, je vis ça totalement dans ma chair et mon cœur », « c’était le moment de sortir de mon petit confort personnel » explique la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pour expliquer avoir accepté de revenir en politique.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

C’est la première réaction à la télévision de la nouvelle ministre de la Culture, Roselyne Bachelot. Depuis sa nomination, ses déclarations passées où elle jurait en avoir fini avec la politique sont ressorties. Interrogée par Public Sénat ce mercredi après les questions d’actualité au gouvernement, la ministre assure aujourd’hui que ses propos n’étaient pas exactement ceux-là. « J’assortissais cette phrase : "Je ne reviendrai pas en politique, sauf si on me proposait le ministère de la Culture". Quand on fait une citation, il faut la faire en entier » dit-elle.

« Des gens sont dans en état épouvantable, les artistes notamment, les créateurs, le monde de la culture a été totalement à l’arrêt. Moi qui suis une femme de culture, je vis ça totalement dans ma chair et mon cœur. Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités », « c’était le moment de sortir de mon petit confort personnel » explique Roselyne Bachelot.

Bachelot ne veut « pas laisser dire » que la culture est la grande oubliée

Alors que beaucoup ont le sentiment que la culture a été la « grande oubliée » du déconfinement et des plans de relance (lire ici), la ministre ne veut « pas laisser dire ça ». Estimant que « Franck Riester a pris la mesure de tout cela », elle rappelle que le secteur a bénéficié du « chômage partiel, des prêts garantis, des fonds de solidarité, ça ne représente pas moins de 3 milliards d’euros » avec aussi « des mesures spécifiques, comme le fonds d’urgence pour le spectacle vivant ». D’autres mesures sont à venir dans le troisième budget rectificatif. « Et s’y ajoutera cette année blanche pour les intermittents », rappelle la ministre de la Culture, qui reconnaît que « ce n’est pas suffisant, car le choc a été terrible ». C’est pourquoi « dans le plan de relance, le Président a dit qu’il serait économique, social, environnemental et culturel. C’est peut-être une première ».

Au Sénat, l’ancienne UMP vient « en terrain à conquérir », « rien n’est jamais gagné d’avance au Sénat ». « J’ai toujours su fracturer les frontières politiques. J’espère que je continuerai » dit-elle. Fracturer les clivages comme Emmanuel Macron ? « Comme Roselyne Bachelot » répond avec le sourire, après un temps d’hésitation, la nouvelle ministre, qui n’a pas perdu son franc-parler en reprenant du service.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bachelot ministre : « Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités »
3min

Politique

Taxer les riches : « C’est totalement indécent cet accaparement de la richesse par quelques-uns au détriment du reste de la population », dénonce cette eurodéputée

Faut-il taxer davantage les plus fortunés ? Après avoir agité le débat en France, le sujet s’invite désormais dans les couloirs du Parlement Européen. Si imposer davantage les plus riches et des multinationales permettrait de renforcer le budget de l’Union, à quel prix et par quels moyens ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent les eurodéputés Marina Mesure et Yvan Vergoustraete pour en débattre, dans l’émission Ici l’Europe diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat.

Le

Bachelot ministre : « Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités »
5min

Politique

Budget 2026 : le Sénat vote l’accélération de la suppression de la CVAE

Lors des débats budgétaires, la majorité sénatoriale a poursuivi sa politique de réduction des impôts, en accélérant la trajectoire de suppression de la CVAE, un impôt de production. La gauche dénonce une « irresponsabilité » budgétaire supplémentaire, qui diminue les recettes de l’Etat d’1 milliard en 2026 et de 3 milliards en 2028.

Le

Bachelot ministre : « Je ne pouvais pas me défiler devant mes responsabilités »
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le