Barbara Pompili : « Il faut que le Président ait une majorité pour faire ses réformes »
Après la réélection d’Emmanuel Macron, les marcheurs se félicitent d’une victoire plus large qu’attendue, à l’instar de la ministre de la transition écologique Barbara Pompili, qui pense déjà à la suite, à savoir les législatives.

Barbara Pompili : « Il faut que le Président ait une majorité pour faire ses réformes »

Après la réélection d’Emmanuel Macron, les marcheurs se félicitent d’une victoire plus large qu’attendue, à l’instar de la ministre de la transition écologique Barbara Pompili, qui pense déjà à la suite, à savoir les législatives.
Public Sénat

Par Klara Durand

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« Oui le score est clair, les Français souhaitent que le président fasse un deuxième mandat et il n’y a pas d’ambiguïté possible. C’était le premier objectif de cette soirée », se réjouit dans un premier temps Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, présente au Champ-de-Mars où le président tout juste réélu, Emmanuel Macron, a choisi de s’exprimer.

Toutefois, la ministre a conscience du score historiquement haut du Rassemblement National. Pour la première fois, l’extrême-droite brise le plafond de verre des 40 % : « Maintenant l’extrême droite est haute, il y a une abstention forte et donc les Français ont pris leur responsabilité en allant voter, y compris pour quelqu’un qu’ils n’avaient pas choisi au premier tour. Maintenant, à nous aussi d’avoir cette responsabilité de rassembler pendant ce second quinquennat », a-t-elle détaillé.

Concernant les législatives, Barbara Pompili ne souhaite pas s’exprimer sur une éventuelle cohabitation mais pense plutôt à la bataille que va devoir mener le camp En Marche : « Il faut que le Président ait une majorité pour faire ses réformes et ce sera la bataille qu’on va commencer dès demain pour les législatives », affirme la ministre de la transition écologique. Réitérant la volonté du mouvement de convaincre certains Français en colère ou déçus du précédent quinquennat : « La colère reflète un sentiment d’une certaine partie de nos concitoyens qui ne se sentent pas entraînés dans ce mouvement que nous sommes en train de construire tous ensemble. La transition écologique, elle peut être source d’inquiétude, des gens peuvent se demander ce qu’est cette contrainte, à nous de la construire avec eux pour qu’elle devienne une source d’espoir. »

Toutefois, elle souhaite que le bilan du gouvernement sortant, au niveau de la transition écologique, soit un peu plus reconnu : « C’est faux de dire qu’il n’a rien fait, on a multiplié par deux la vitesse de réduction de gaz à effet de serre. Maintenant il faut encore accélérer et doubler l’effort », ajoute-t-elle, admettant la nécessité d’une accélération de celle-ci : « C’est pour ça qu’on a besoin de planification et de donner une visibilité, y compris pour nos entreprises sur cette question. Et il faut qu’on le fasse territoires par territoires », détaille Barbara Pompili.

« C’est un travail à faire mais il faut qu’on le fasse ensemble, personne ne peut être laissé sur le côté, la transition écologique sera sociale, le président l’a dit, maintenant il faut le mettre en œuvre », a-t-elle conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le