Bardella (RN): les européennes, « un référendum sur la politique » de Macron
Les élections européennes seront "un référendum sur (la) politique" d'Emmanuel Macron, affirme la nouvelle tête de liste du...

Bardella (RN): les européennes, « un référendum sur la politique » de Macron

Les élections européennes seront "un référendum sur (la) politique" d'Emmanuel Macron, affirme la nouvelle tête de liste du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les élections européennes seront "un référendum sur (la) politique" d'Emmanuel Macron, affirme la nouvelle tête de liste du Rassemblement national Jordan Bardella, dont les militants soutiennent largement les "gilets jaunes".

"Certes, les enjeux européens seront très présents, mais plus que jamais, le contexte national fera l’élection", déclare au Parisien M. Bardella, également porte-parole du mouvement, dans un premier entretien depuis sa désignation à cette fonction il y a une semaine.

Jordan Bardella doit prendre la parole dimanche après-midi lors d'un meeting du RN où seront présentés les 12 premiers candidats de la liste pour le scrutin du 26 mai.

Le jeune candidat, âgé de 23 ans, assure que ses origines modestes et le fait qu'il ait grandi en Seine-Saint-Denis lui "confèrent une proximité avec le terrain et aussi avec beaucoup de revendications qui sont celles des +gilets jaunes+", qui protestent contre la politique sociale et fiscale du gouvernement.

Considérant qu'"aujourd’hui, c’est (Emmanuel) Macron qui est totalement isolé sur la scène européenne" et non plus le RN, il plaide en faveur d'une coalition des partis souverainistes pour "reconstruire une Union européenne différente", menaçant de quitter l'euro "si on n'y arrive pas".

"Oui, si à un moment donné, on n’y arrive pas, on en tirera les conclusions. C'est ce qu’a fait monsieur (David) Cameron (ex-Premier ministre) en Angleterre avec le référendum sur le Brexit", note-t-il.

La sortie de l'euro "reste un objectif en soi. Mais ce n’est plus une priorité. Le big-bang que l’on proposait sur la sortie de l’euro de manière brutale (lors de la présidentielle, NDLR) a créé beaucoup d'inquiétude auprès des Français", explique le porte-parole, également membre du bureau national (direction élargie) du RN.

"Cette espèce de big-bang institutionnel sur l’euro et sur l’UE, on le proposait dans une période où l’on était relativement isolé sur la scène européenne", fait-il valoir.

Et de lancer: "Aujourd’hui, l'arrivée au pouvoir de nos alliés souverainistes un peu partout en Europe a fait bouger les choses. Nous irons avec eux devant les instances de la Commission européenne pour récupérer les quatre leviers de souveraineté qui nous apparaissent essentiels: la maîtrise de nos frontières, de notre budget, de notre économie et notre souveraineté législative".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
4min

Politique

[Info Public Sénat]. Gérard Larcher saisit le président du comité de déontologie après la plainte visant le sénateur LR Thierry Meignen, pour menaces de mort

Le président du Sénat, Gérard Larcher vient de saisir le président du comité de déontologie de la chambre haute sur le cas du sénateur LR, Thierry Meignen. Une saisine qui fait suite aux interpellations des groupes de gauche du Sénat sur les propos tenus par l’élu à l’encontre de Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil aux éditions Stock. La journaliste a déposé plainte mardi contre l'ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis pour menaces de mort.

Le

Bardella (RN): les européennes, « un référendum sur la politique » de Macron
5min

Politique

Départ de David Lisnard des Républicains : « La droite est rattrapée par le syndrome d’autodestruction », déplore Agnès Evren

Quatre jours après le second tour des élections municipales, la droite se projette vers la présidentielle 2027. Les adhérents des Républicains seront appelés à choisir en avril pour le mode de désignation de leur candidat à ce scrutin. Un vote qualifié de « truqué » par le maire de Cannes David Lisnard, qui a claqué la porte du parti. « Je le regrette profondément, parce qu'il fait partie des talents de notre famille politique », réagit ce jeudi 26 mars Agnès Evren, sénatrice LR de Paris, au micro de Public Sénat.

Le