Baroin annonce un prochain « appel à une relance de la décentralisation »
L'Association des maires de France va lancer à Marseille le 26 septembre, avec celles des régions et des départements, "un grand...

Baroin annonce un prochain « appel à une relance de la décentralisation »

L'Association des maires de France va lancer à Marseille le 26 septembre, avec celles des régions et des départements, "un grand...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'Association des maires de France va lancer à Marseille le 26 septembre, avec celles des régions et des départements, "un grand appel à une relance des libertés locales et une relance de la décentralisation" pour remédier au "mouvement profond" de démission chez les élus, a annoncé jeudi son président François Baroin (LR).

"Le mouvement de recentralisation de ce pouvoir, comme celui qui avait été engagé précédemment, est un mouvement qui épuise des gens de bonne volonté et c’est une certaine idée de la France qui est en train de s’éloigner de nous", s'est inquiété l'ancien sénateur au micro de RTL.

Entre les collectivités locales, d'un côté, et Emmanuel Macron et le gouvernement de l'autre, "les relations ne sont pas bonnes, elles sont tendues, on est à mi-chemin entre un dialogue de sourds et un sentiment très désagréable", a déploré l'ancien ministre du Budget, selon qui "on n’est pas loin de la rupture".

François Baroin a attiré l'attention sur un "mouvement profond" de démission chez les maires, mais aussi parmi les adjoints et conseillers municipaux, qui témoigne selon lui du fait que "la République est en train de s'abîmer dans tous les sens, en train d’échouer au quotidien et de se fatiguer en permanence".

"Les chiffres précis, on ne les a pas avec certitude, même le ministère de l’Intérieur a du mal à avoir une vision exhaustive. On peut dire qu’on est autour de 1.500 maires" qui ont démissionné, a précisé le président de l'AMF.

"On ne peut pas rester silencieux", "il faut se mettre en situation de créer les conditions d’un regain d’engagement", a ajouté M. Baroin pour justifier son prochain appel commun avec Hervé Morin, président des régions de France et Dominique Bussereau, président des départements de France.

Les trois grandes associations de collectivités locales avaient claqué la porte en juillet dernier de la Conférence nationale des territoires, s'élevant à l'unisson contre le "refus du gouvernement d'entendre réellement leurs demandes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

Baroin annonce un prochain « appel à une relance de la décentralisation »
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le