Bayrou ne veut pas « passer (son) temps à condamner » certaines opinions
François Bayrou a dit jeudi ne pas avoir envie de "passer (son) temps à condamner dans le principe" certaines opinions, comme "l...

Bayrou ne veut pas « passer (son) temps à condamner » certaines opinions

François Bayrou a dit jeudi ne pas avoir envie de "passer (son) temps à condamner dans le principe" certaines opinions, comme "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

François Bayrou a dit jeudi ne pas avoir envie de "passer (son) temps à condamner dans le principe" certaines opinions, comme "l'islamo-gauchisme", car cela "se retournerait contre la démocratie comme nous la voulons".

Interrogé sur BFMTV et RMC sur l'existence d'une part de responsabilité du Rassemblement national et de La France insoumise dans le regain d'antisémitisme, le président du Modem a répondu ne pas avoir "envie d'entrer dans ce type de polémique-là".

"L'islamo-gauchisme" est-il responsable ? "On le voit apparaître à chaque instant et quand on dit islamo-gauchisme on dit deux choses en même temps, je veux faire très attention à la manière que nous avons de nous exprimer", a ajouté M. Bayrou.

"Ce sont des opinions que je ne partage pas (...), et cependant je n'ai pas envie de passer mon temps à condamner dans le principe ces opinions-là car ça se retournerait contre la démocratie comme nous la voulons", a-t-il expliqué. "Il faut du pluralisme, il doit être protégé et défendu, et en même temps, on doit ouvrir des débats parmi les citoyens pour dire ceci est acceptable et ceci ne l'est pas".

Interrogé sur la volonté d'Emmanuel Macron de tracer de "nouvelles lignes rouges" pour lutter contre la "haine" antijuive sur internet ou dans les écoles publiques, il s'est félicité que l'"on puisse sanctionner ce qui est insupportable", "les tonnes d'injures, d'abjections qui se déversent".

Faut-il aller jusqu'à la levée de l'anonymat sur internet ? "C'est très difficile à faire donc il faut que le parlement fasse ce travail (...) : on a besoin d'une réflexion partagée avec l'ensemble du pays sur les décisions qu'il faut prendre sur ces dérives", a jugé M. Bayrou.

Partager cet article

Dans la même thématique

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le

Macron Sénat 3 ok
14min

Politique

[Série 3/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : lors du second quinquennat, « le Sénat est un peu le roi du pétrole »

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.

Le

France Politics
9min

Politique

[Série 2/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : avec l’affaire Benalla, le temps du contre-pouvoir

Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.

Le

Heat wave at Ehpad in Bordeaux
3min

Politique

Ehpad : « Ça s’est un peu amélioré, mais on est loin du compte. » alerte la sénatrice Anne Souryis

Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.

Le