Benalla: Collomb ne connaissait « ni son nom, ni ses fonctions », selon Girier
Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, a affirmé lundi à la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla...

Benalla: Collomb ne connaissait « ni son nom, ni ses fonctions », selon Girier

Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, a affirmé lundi à la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le chef de cabinet de Gérard Collomb, Jean-Marie Girier, a affirmé lundi à la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla que son ministre ne connaissait de l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron "ni son nom, ni son prénom, ni ses fonctions", confortant des déclarations du ministre.

"Il le connaissait de vue, il ne connaissait ni son nom, ni son prénom, ni ses fonctions", a affirmé ce proche du ministre de l'Intérieur et ancien directeur de campagne d'Emmanuel Macron. Lors de son audition M. Collomb avait rappelé à plusieurs reprises qu'il avait croisé Alexandre Benalla mais pensait qu'il était "policier".

Le 1er mai, lors d'une visite de la salle de commandement de la préfecture de police (PP) de Paris, M. Collomb "n'a pas fait d'accolade à M. Benalla, il l'a salué comme toutes les personnes présentes", après les manifestations, a précisé lundi son chef de cabinet. Se basant sur une note de la PP, le Canard enchaîné avait évoqué une "accolade" entre les deux hommes ce jour-là. Celle que l'AFP a pu consulter un simple "salut".

Jean-Marie Girier, quant à lui, a fait la connaissance d'Alexandre Benalla "pendant la campagne électorale" d'Emmanuel Macron mais affirme ne pas l'avoir recruté dans l'équipe de sécurité du candidat.

"Je n'ai pas recruté Alexandre Benalla", "j'ai été avisé de son embauche", a déclaré M. Girier. "M. Benalla a été recruté en décembre 2016, j'ai pris mes fonctions de directeur de campagne au 1er janvier", a-t-il détaillé.

"Au cours de la campagne, j'ai appris à le connaître, notre relation est tout à fait cordiale et je n'ai eu aucune remarque négative à formuler ni sur son engagement, ni sur son comportement, ni sur la qualité de son travail", a-t-il ajouté.

"Je n'ai pas été saisi et je n'avais pas mon mot à dire sur le recrutement de M. Benalla à l'Elysée", a assuré le chef de cabinet de M. Collomb.

"Depuis son entrée en fonction à l'Elysée j'ai eu des contacts réguliers avec lui", a-t-il dit, dans le cadre de "réunions" ou de "déplacements" mais "M. Benalla n'a bénéficié d'aucun traitement privilégié par mon intermédiaire", a insisté Jean-Marie Girier.

Il s'est dit "particulièrement surpris" du comportement de M. Benalla sur la vidéo prise le 1er mai où ce dernier moleste deux manifestants. "Je dois vous dire que le 2 mai au matin lorsque j'ai découvert la vidéo, je l'ai regardé plusieurs fois pour y croire parce que la personne que j'ai connue pendant la campagne électorale était en aucun cas violente (...) c'était au contraire quelqu'un qui savait gérer son stress et garder son calme".

Partager cet article

Dans la même thématique

10min

Politique

« Les sénateurs sont vraiment des alliés » : les maires comptent sur les sénatoriales, mais de plus en plus sont « désabusés »

Dernière ligne droite avant les élections sénatoriales dimanche 27 septembre. Chez les maires, qui représentent 95 % des grands électeurs, il y a « beaucoup d’attentes vis-à-vis de l’institution sénatoriale ». Mais de nombreux élus sont aussi « résignés, blasés, désabusés », face à « des annonces pas forcément tenues » par le gouvernement, à commencer par le plan canicule pour les écoles. Paroles de maires.

Le

Illustration of the  Cour des Comptes in Paris
7min

Politique

Nouvel impôt sur la fortune, taxe sur les holdings, révision du Pacte Dutreil : les pistes de la Cour des comptes accueillies froidement par la majorité sénatoriale

Dans une note destinée à nourrir le débat public, la Cour des comptes préconise une légère hausse de la fiscalité du patrimoine via la création d'un nouvel impôt sur la fortune personnelle, une taxe sur les holdings ou encore la révision du Pacte Dutreil. Ces pistes sont destinées à répondre « au sentiment d'injustice, qui altère le consentement à l'impôt », mais vont à rebours de la position de la majorité sénatoriale pour qui le redressement de l'économie passe au contraire par un allégement de charges et la facilitation des transmissions des biens professionnels.

Le

Benalla: Collomb ne connaissait « ni son nom, ni ses fonctions », selon Girier
2min

Politique

Primaire du PS : Boris Vallaud se dit « peiné et consterné du ton que prend cette campagne »

Invité de la matinale de Public Sénat, le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud a regretté les propos de Ségolène Royal concernant Raphaël Glucksmann. En attendant le premier tour le 9 octobre, le dialogue pourrait encore se tendre entre les cinq candidats, parmi lesquels figurent Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.

Le