Benalla: Dupont-Aignan claque la porte de la commission parlementaire
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a claqué la porte, mercredi, de la commission d'enquête de l'Assemblée...

Benalla: Dupont-Aignan claque la porte de la commission parlementaire

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a claqué la porte, mercredi, de la commission d'enquête de l'Assemblée...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a claqué la porte, mercredi, de la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla, dénonçant une "mascarade", tandis qu'Emmanuel Macron s'exprime devant "ses députés", n'étant ainsi "plus le président de la Nation".

"Est-ce qu'il y a deux catégories de députés? Les députés En Marche qui ont l'honneur de recevoir le président de la République et l'ensemble des députés qui sont baladés par une commission qui n'auditionne pas tous ceux qu'elle voudrait voir?", a déclaré M. Dupont-Aignan à l'ouverture des travaux de la commission, qui auditionne le général Éric Bio-Farina, commandant militaire de la Présidence de la République.

"Je vois que le président de la République n'est plus le président de la Nation mais va voir ses députés, entre guillemets, ce qui est totalement contraire aux institutions", a ajouté M. Dupont-Aignan, en référence aux déclarations d'Emmanuel Macron, mardi soir lors d'un pot de fin de session parlementaire de la majorité LREM-MoDem.

"Je trouve que la situation est très grave et que le président de la République dans cette affaire n'est pas digne de sa fonction et moi, je ne participerai plus à cette mascarade", a tranché M. Dupont-Aignan, avant de quitter les travaux de la commission.

Alors qu'il s'était muré dans le silence depuis l'éclatement de l'affaire Benalla, Emmanuel Macron s'est déclaré comme "seul responsable". "S'ils veulent un responsable, il est devant vous, qu'ils viennent le chercher", a lancé, bravache, le chef de l'Etat mardi soir devant son gouvernement et sa majorité parlementaire quasiment au grand complet.

Partager cet article

Dans la même thématique

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le

Photo illustration Mutuelle sante
5min

Politique

Complémentaires santé : La hausse des tarifs pour 2026 est-elle « illégale » ?

Alors que le budget de la Sécu prévoit un gel des cotisations des mutuelles en 2026, les tarifs augmentent en janvier. L’auteur de l’amendement prévoyant ce gel, le député socialiste, Jérôme Guedj affirme que ces hausses sont « illégales ». Le Conseil constitutionnel devra probablement se prononcer dans les mois à venir. Explications.

Le

1min

Politique

Intervention américaine au Venezuela : Sébastien Lecornu s’engage à organiser un débat au Parlement

Alors que la réaction initiale du président de la République sur l’intervention américaine au Venezuela continue à faire grincer des dents la classe politique française, les parlementaires réclament au Premier ministre l’organisation d’un débat 20-1 sur la position de la France. Une demande à laquelle Sébastien Lecornu s’est engagée à répondre.

Le