Benalla: pour Chassaigne (PCF) « le mal est dans la Constitution de la Ve République »
Le chef de file des députés communistes André Chassaigne, a jugé que l'affaire Benalla révélait le "mal" qui "est dans la...

Benalla: pour Chassaigne (PCF) « le mal est dans la Constitution de la Ve République »

Le chef de file des députés communistes André Chassaigne, a jugé que l'affaire Benalla révélait le "mal" qui "est dans la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le chef de file des députés communistes André Chassaigne, a jugé que l'affaire Benalla révélait le "mal" qui "est dans la Constitution de la Ve République" et dans la pratique du pouvoir du président.

"L'essentiel ce n'est pas l'affaire en elle-même, (...) l'essentiel c'est de se poser la question de savoir pourquoi la pratique du pouvoir par le président de la République encourage ou permet l'impunité de personnes comme M. Benalla", a déclaré le député du Puy-de-Dôme sur CNews, quelques heures avant de défendre une motion de censure du gouvernement déposée conjointement par son parti, La France insoumise et le PS.

"Le mal, en fait, il est dans la Constitution de la Ve République (...) c'est un révélateur qu'il faut en finir avec un pouvoir qui est de plus en plus centralisé", a-t-il avancé, dénonçant une "façon de gouverner comme si on était à la tête d'une start-up, sans tenir compte du fait qu'il y a des contraintes à respecter".

André Chassaigne adressera ses questions à Edouard Philippe, en parallèle d'une motion de censure déposée par Les Républicains, et défendue par leur chef de file Christian Jacob. Mathématiquement, aucune n'a de chance d'aboutir.

Le député communiste s'est cependant dit favorable à ce que son groupe, à l'instar de LFI mais à l'inverse du PS, vote la motion de censure LR.

Edouard Philippe "est responsable devant le Parlement, il aurait dû venir s'exprimer (...) sur cette affaire, sur les dysfonctionnements, d'où la nécessité de déposer cette motion de censure et de l'interroger sur ses causes, sur ses dérives, et aussi des conséquences que cela peut avoir sur la réforme constitutionnelle qui est en cours", a précisé l'élu communiste qui ne s'attend "pas à des miracles".

"Est-ce qu'on va s'attaquer à ce pouvoir absolu, à cette hyper-présidentialisation ? Est-ce qu'on va mettre en chantier un renouveau complet de notre Constitution pour revenir à une République avec une séparation des pouvoirs, un pouvoir plus fort qui serait donné au Parlement (...), c'est ça l'enjeu du débat qu'on doit avoir", a-t-il conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

Benalla: pour Chassaigne (PCF) « le mal est dans la Constitution de la Ve République »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le