Bercy favorable à une prime de fin d’année défiscalisée
Le ministre des Finances Bruno Le Maire et son homologue chargé des Comptes publics Gérald Darmanin se sont déclarés jeudi...

Bercy favorable à une prime de fin d’année défiscalisée

Le ministre des Finances Bruno Le Maire et son homologue chargé des Comptes publics Gérald Darmanin se sont déclarés jeudi...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre des Finances Bruno Le Maire et son homologue chargé des Comptes publics Gérald Darmanin se sont déclarés jeudi favorables à une prime exceptionnelle de fin d'année défiscalisée, versée par les entreprises à leurs salariés.

"Une prime totalement défiscalisée, j'y suis favorable, car ça permet de soutenir ceux qui travaillent", a affirmé M. Le Maire sur France 2.

"Nous aurons l'occasion, j'imagine sous l'autorité du Premier ministre, de voir dans les prochains jours comment nous pouvons dès l'année prochaine défiscaliser ces primes", a confirmé M. Darmanin quelques minutes plus tard sur France Inter.

"Si les entreprises, et nous les encourageons à le faire, peuvent mieux redistribuer la différence entre le capital et le travail, j'y suis personnellement favorable", a-t-il ajouté.

Les deux ministres réagissaient à une proposition avancée la veille par le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, à laquelle le Premier ministre avait déjà donné un écho favorable devant l'Assemblée.

"Des propositions ont été formulées, notamment par Xavier Bertrand, pour que les entreprises qui le souhaitent puissent verser une prime exceptionnelle à leurs salariés et que dans ce contexte, cette prime soit défiscalisée. J’y suis ouvert et je le mettrai à l’agenda des discussions qui s’ouvrent avec les partenaires sociaux", avait déclaré mercredi Edouard Philippe.

Xavier Bertrand a suggéré, sur BFMTV, de créer "une prime de pouvoir d'achat" exceptionnelle, "qui viendrait en plus du salaire, en plus du 13e mois quand il existe."

L'ancien membre du parti les Républicains avait ensuite dit souhaiter que ladite prime, "de quelques centaines d'euros", soit exonérée d'impôt et de charges sociales, salariales comme patronales.

Selon son entourage, cette prime pourrait être versée par l'entreprise en deux fois, par exemple en juin et décembre. Elle serait naturellement plafonnée et ne compterait pas pour la retraite, la rendant tout à fait neutre pour les caisses de l'Etat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retraites : droite et gauche se déchirent sur l’interprétation du rapport du COR
5min

Politique

Droits voisins : le Sénat s’apprête à mieux contraindre et sanctionner les géants du numériques rétifs à rémunérer la presse

Après son adoption à l’unanimité à l’Assemblée, la proposition de loi sur l’effectivité des droits voisins est examinée dans l’hémicycle du Sénat ce mardi soir. En commission, les sénateurs ont encore renforcé les nouvelles prérogatives de l’Arcom pour contraindre les Gafam à respecter leurs obligations de rémunération des éditeurs de presse.

Le

Stop fast fashion action in Bordeaux
5min

Politique

« On s’achemine vers un accord » : la loi anti fast-fashion de retour au Parlement, avec Shein et Temu dans le viseur

Sénateurs et députés vont devoir se mettre d’accord, ce mercredi, en commission mixte paritaire, sur la proposition de loi anti fast-fashion, après l’avoir adoptée en des termes différents en première lecture. Les positions convergent vers des pénalités ciblant uniquement les produits des géants chinois Shein et Temu, délaissant les dérives plus larges de l’industrie textile.

Le