Berger (CFDT) demande au gouvernement de « ne pas taper sur les demandeurs d’emploi »
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au...

Berger (CFDT) demande au gouvernement de « ne pas taper sur les demandeurs d’emploi »

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au lendemain de l'échec des négociations paritaires sur la réforme de l'assurance chômage qui va conduire l'exécutif à reprendre la main.

"Je demande au gouvernement de ne pas taper sur les demandeurs d'emploi parce que si nous, nous voulions un accord, c'était pour éviter une baisse de l'indemnisation et la pénalisation des demandeurs d'emploi", a déclaré M. Berger au micro de France Inter.

"Ce qu'on demande au gouvernement aujourd'hui, c'est de ne pas toucher aux règles d'une indemnisation qui n'est pas outrancière", avec une "indemnisation moyenne dans notre pays de 1.020 euros", a-t-il ajouté.

Les négociations entre partenaires sociaux ont buté sur l'instauration d'un bonus-malus pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts (moins d'un mois) alors qu'un tiers des CDD ne dure qu'une journée. Catégoriquement rejeté par le patronat, ce dispositif était exigé par les syndicats, forts des engagements répétés d'Emmanuel Macron en ce sens.

Laurent Berger a attribué cet échec au patronat. "C'est la responsabilité du patronat (...) de ne pas avoir mis, dans le respect de la lettre de cadrage, une proposition crédible sur les contrats courts", a-t-il indiqué.

Interrogé sur la fin de la gestion paritaire de l'assurance chômage, il a estimé que "sous la forme qu'on connaissait jusqu'alors", c'était "sans doute" le cas.

Le gouvernement doit maintenant annoncer sa méthode et le calendrier de travail pour réformer l'assurance chômage.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le