Bertrand demande à Macron de sortir « du déni » sur la sécurité
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une...

Bertrand demande à Macron de sortir « du déni » sur la sécurité

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une réponse judiciaire plus dure" pour faire face à la montée de la violence, dans un entretien au Journal du dimanche.

" Monsieur le Président, sortez du déni concernant la sécurité !", s'exclame Xavier Bertrand (ex-LR), selon qui "on a laissé dégénérer la situation".

"Il nous faut une réponse judiciaire plus dure !", affirme-t-il, après notamment des agressions contre les forces de l'ordre : "Ne tournons pas autour du pot : il faut plus de places de prison, plus de moyens pour la police et la justice et plus de sévérité".

Avant le déplacement cette semaine dans l'est et le nord de la France d'Emmanuel Macron, qu'il doit accueillir à partir de mercredi, Xavier Bertrand l'invite à se rendre sur le site d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), pour la sauvegarde duquel la région s'est fortement mobilisée.

"Il y a eu tellement de changements de pied de l'État sur ce dossier que ce serait bien que le président de la République affirme sa position aux salariés ou leurs représentants", soutient-il.

Durant son périple en région, le chef de l'Etat doit selon lui échanger avec les Français "sans leur faire la leçon". "Il y a quelque chose de cassé entre le Président et les Français", affirme l'ancien ministre qui se dit convaincu que "d'autres choix sont possibles, certainement plus justes et plus efficaces que ceux d'aujourd’hui".

"L'heure est à la mobilisation générale pour l'emploi, et pour l'instant je ne la vois pas", avance-t-il.

dch/ao

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Bertrand demande à Macron de sortir « du déni » sur la sécurité
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le