Bertrand demande à Macron de sortir « du déni » sur la sécurité
Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une...

Bertrand demande à Macron de sortir « du déni » sur la sécurité

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, demande à Emmanuel Macron de sortir "du déni" sur la sécurité et réclame "une réponse judiciaire plus dure" pour faire face à la montée de la violence, dans un entretien au Journal du dimanche.

" Monsieur le Président, sortez du déni concernant la sécurité !", s'exclame Xavier Bertrand (ex-LR), selon qui "on a laissé dégénérer la situation".

"Il nous faut une réponse judiciaire plus dure !", affirme-t-il, après notamment des agressions contre les forces de l'ordre : "Ne tournons pas autour du pot : il faut plus de places de prison, plus de moyens pour la police et la justice et plus de sévérité".

Avant le déplacement cette semaine dans l'est et le nord de la France d'Emmanuel Macron, qu'il doit accueillir à partir de mercredi, Xavier Bertrand l'invite à se rendre sur le site d'Ascoval à Saint-Saulve (Nord), pour la sauvegarde duquel la région s'est fortement mobilisée.

"Il y a eu tellement de changements de pied de l'État sur ce dossier que ce serait bien que le président de la République affirme sa position aux salariés ou leurs représentants", soutient-il.

Durant son périple en région, le chef de l'Etat doit selon lui échanger avec les Français "sans leur faire la leçon". "Il y a quelque chose de cassé entre le Président et les Français", affirme l'ancien ministre qui se dit convaincu que "d'autres choix sont possibles, certainement plus justes et plus efficaces que ceux d'aujourd’hui".

"L'heure est à la mobilisation générale pour l'emploi, et pour l'instant je ne la vois pas", avance-t-il.

dch/ao

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le