Bien-être animal : « 99 % des abattoirs français ont progressé », assure Bernard Collin
Le responsable qualité des abattoirs Charal l’assure : la maltraitance animale est extrêmement marginale. Selon lui, les organisations de protection animale qui médiatisent des vidéos illustrant la violence des pratiques de certains abattoirs poursuivent « une autre idéologie » que celle de la protection animale.

Bien-être animal : « 99 % des abattoirs français ont progressé », assure Bernard Collin

Le responsable qualité des abattoirs Charal l’assure : la maltraitance animale est extrêmement marginale. Selon lui, les organisations de protection animale qui médiatisent des vidéos illustrant la violence des pratiques de certains abattoirs poursuivent « une autre idéologie » que celle de la protection animale.
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Par Héléna Berkaoui

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Le projet de loi alimentation présenté par le ministre de l’Agriculture comporte un volet dédié au bien-être animal. La cause, promue par plusieurs organisations de protection animale, a été médiatisée à coups de vidéos choc ces dernières années.

« 99 % des abattoirs français ont progressé depuis de nombreuses années », assure le responsable de la qualité des abattoirs Charal, Bernard Collin. Il y a dix ans, une vidéo prise clandestinement  par un militant de l'association L214 dans un abattoir Charal à Metz avait créé la polémique. L'association avait assigné l'entreprise pour cruauté envers les animaux et avait finalement été déboutée par le tribunal de Metz. Charal avait également poursuivi l'association et la chaîne franco-allemande Arte en 2012 suite au documentaire « l'adieu au steak » pour « atteinte à la présomption d'innocence, atteinte à son image de marque et à sa réputation auprès du public ». L'entreprise avait elle aussi été déboutée par la justice. Par ailleurs, L’association L214 a rendu publiques plusieurs autres vidéos montrant les pratiques illégales et/ou particulièrement violentes de certains abattoirs français depuis.

« Les vidéos peuvent montrer des choses qui, pour le consommateur, sont inhabituelles et peuvent choquer. »

« Les vidéos peuvent montrer des choses qui, pour le consommateur, sont inhabituelles et peuvent choquer et c’est ce que cherchent certains groupes activistes qui défendent une action de protection animale mais qui finalement défendent une autre idéologie », se défend Bernard Collin qui dit préférer « travailler avec des associations de protections animales progressistes ».  

Le volet protection animale du projet de loi de Stéphane Travert prévoit un doublement des peines pour le délit de maltraitance et les individus qui dénoncent ce genre d’agissements pourraient bénéficier du statut lanceur d’alerte. En revanche, la mesure consistant à installer des caméras de vidéosurveillance dans les abattoirs n’a pas été retenue.

Un dispositif qui n’indispose pas particulièrement Bernard Collin. « Nous demandons depuis toujours que les sanctions soient renforcées contre ceux qui contreviennent à loi », affirme-t-il. Selon lui, « le projet de loi vient juste ajouter un niveau de peine supplémentaire ».

 

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