Bloche: « Pas de revenu universel » pour Vincent Peillon
Patrick Bloche, directeur de campagne de Vincent Peillon, a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il n'y aurait "pas de revenu...

Bloche: « Pas de revenu universel » pour Vincent Peillon

Patrick Bloche, directeur de campagne de Vincent Peillon, a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il n'y aurait "pas de revenu...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Patrick Bloche, directeur de campagne de Vincent Peillon, a déclaré vendredi sur Europe 1 qu'il n'y aurait "pas de revenu universel" dans le programme du candidat à la primaire organisée par le PS, considérant que "l'addition" serait trop lourde pour l’État.

"Ça coûte 300 milliards d'euros, c'est quand même un élément d'interrogation", a estimé le député socialiste de Paris.

"Quand on est candidat à la présidence de la République, on ne peut pas aligner les promesses qui évidemment provoquent la sympathie dans l'électorat qu'on vise, et d'abord l'électorat de gauche, avec à l'arrivée une addition qui n'a aucun rapport avec la capacité financière et budgétaire de l’État", a-t-il critiqué.

"Pas de revenu universel" a confirmé M. Bloche, rappelant que Vincent Peillon proposait en revanche un "bouclier fiscal pour les plus modestes".

M. Hamon avait estimé le 19 décembre que le coût de sa mesure pourrait se situer "entre 300 et 450 milliards d'euros", financé en partie par "un impôt unique sur le patrimoine qui fusionne tout ce qui existe (ISF, taxe foncière, droits de mutation)", la fusion de l'impôt sur le revenu et la CSG, la création d'une fiscalité sur les robots et les machines ainsi que la lutte contre l'évasion fiscale.

Par ailleurs, M. Bloche a évoqué la volonté de Vincent Peillon de "rouvrir le débat sur la dépénalisation du cannabis".

"Rouvrir le débat, c'est quelque part induire le fait que la législation doit évoluer", a-t-il expliqué, estimant qu'il faudrait trancher entre une dépénalisation immédiate et une "démarche graduée".

En octobre 2012, Vincent Peillon, alors ministre de l'Éducation nationale, avait suscité une polémique au sein du gouvernement en se prononçant en faveur d'un débat sur la dépénalisation du cannabis.h/cdu/bir

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
2min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, trois mois d’enquête maximum…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur les violences faites aux femmes et aux enfants.

Le

Bloche: « Pas de revenu universel » pour Vincent Peillon
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le

marche ok
9min

Politique

Affaire Lyhanna : la recherche de « boucs émissaires » risque d’éclipser les raisons plus « systémiques », mettent en garde les sénateurs

Alors que le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, « pense » qu’il y a avant tout « des défaillances » dans cette affaire, les sénateurs de la commission des lois estiment que les raisons sont multiples. Dominique Vérien pointe la faiblesse des consignes du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le manque de moyens est aussi relevé. « Les magistrats travaillent comme des dingues, faudra sortir du déni et de l’aveuglement », alerte la sénatrice Marie-Pierre de la Gontrie.

Le