Brexit: Philippe demande au gouvernement de travailler au scénario sans accord
Édouard Philippe a demandé lundi à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l'Union...

Brexit: Philippe demande au gouvernement de travailler au scénario sans accord

Édouard Philippe a demandé lundi à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l'Union...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Édouard Philippe a demandé lundi à ses ministres de travailler aux mesures à prendre au cas où le Royaume-Uni et l'Union européenne échoueraient à trouver un accord sur le Brexit, a annoncé Matignon.

"Le Premier ministre a chargé les ministres de préparer les mesures de contingence qui seraient nécessaires dans leur champ de compétence pour atténuer les difficultés liées à ce défi inédit", a indiqué Matignon dans un communiqué.

M. Philippe a réuni les membres du gouvernement lundi après-midi pour "faire le point sur la préparation du pays aux conséquences de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui sera effective le 30 mars 2019".

A l'issue, il a été décidé que "le gouvernement présentera dans les prochaines semaines un projet de loi d'habilitation", qui doit ensuite être voté au Parlement, "afin de l'autoriser à adopter par ordonnances certaines de ces mesures".

Il s'agirait notamment de "faciliter le séjour des ressortissants britanniques déjà présents en France" ou d'"assurer la plus grande fluidité possible des contrôles aux frontières lorsque le Royaume-Uni sera devenu un pays tiers à l’Union européenne", a précisé Matignon.

Devant les ambassadeurs réunis lundi, Emmanuel Macron a dit souhaiter que "l'accord se fasse d'ici la fin de l'année".

"Le Gouvernement continue de travailler sur une hypothèse de conclusion positive des négociations", a insisté Matignon.

Londres et Bruxelles sont censés parvenir à un accord d'ici au sommet européen d'octobre pour pouvoir organiser le retrait britannique de l'UE mais les négociations patinent, suscitant des craintes d'une absence d'accord. Une éventualité toutefois jugée "improbable" par le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, qui doit s'entretenir cette semaine avec le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le