Budget de la PAC : « Macron va-t-il Alstomiser l’agriculture française ? » se demande Marine Le Pen
Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et députée du Pas-de-Calais, était en direct du 56e Salon de l’Agriculture. La députée dénonce la baisse annoncée du budget de la PAC.

Budget de la PAC : « Macron va-t-il Alstomiser l’agriculture française ? » se demande Marine Le Pen

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national et députée du Pas-de-Calais, était en direct du 56e Salon de l’Agriculture. La députée dénonce la baisse annoncée du budget de la PAC.
Public Sénat

Par Marion D'Hondt

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen était ce matin au Salon de l’Agriculture, à la rencontre des éleveurs et des producteurs. L’élue, ancienne députée européenne et en position non-éligible sur la liste RN, en a profité pour réaffirmer sa vision de l’Europe et la place de l’agriculture dans le budget européen.

Marine Le Pen insiste sur « la situation de force au Parlement européen », qui sera « plus essentielle que jamais » à l’issue du scrutin du 26 mai 2019. Le Rassemblement national est au coude-à-coude avec La République En Marche dans les intentions de vote.

La présidente du Rassemblement national ne croit pas à un maintien du budget de la PAC. Pour elle, « la baisse de la PAC sera une baisse des aides pour les agriculteurs français ». À la suite de la visite d’Emmanuel Macron, samedi, elle s’interroge : « Macron va-t-il Alstomiser l’agriculture française ? »

Pour Marine Le Pen, une « Alstomisation » livrerait l’agriculture française aux prédateurs de toute sorte. Les « prédateurs du bas », avec la loi EgAlim (loi agriculture et alimentation) et la hausse des marges dans la grande distribution. Et les « prédateurs du haut », avec « les sommes faramineuses » versées à l’Europe.

Elle conclut, revenant sur un thème cher au Rassemblement national, l’immigration, positionnant ainsi le programme de son parti : « On veut baisser la PAC pour réorienter ces sommes vers d’autres politiques, dont l’accueil des migrants. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Budget de la PAC : « Macron va-t-il Alstomiser l’agriculture française ? » se demande Marine Le Pen
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le