Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »
La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime...

Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime des Français", pour piloter le "grand débat national" à la place de l'ancienne ministre Chantal Jouanno dont elle "regrette" le retrait, annoncé la veille.

"Elle a une longue expérience politique, c'est une femme raisonnable, oui je le regrette, c'est son choix", a déclaré Agnès Buzyn sur RMC/BFMTV après que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé quitter le pilotage du grand débat en raison de la polémique suscitée par son salaire.

"Nous allons discuter au séminaire gouvernemental" prévu mercredi à l'Élysée d'une nouvelle organisation de cette grande consultation voulue par Emmanuel Macron en réponse à la crise des "gilets jaunes".

Pour "animer sereinement ce débat", "il faut quelqu'un qui ait la confiance des Français, qui ne soit pas suspecté d'être proche d'un élu ou proche d'un mouvement", a estimé la ministre.

Quelqu'un qui ait "l'estime des Français, un sage. On n'en a pas tant que cela, on n'en a plus tant que cela et c'est probablement ce qui nous manque aujourd'hui", a-t-elle regretté.

Mme Buzyn a par ailleurs précisé que la CNDP serait sollicitée invoquant son "expertise".

Mardi, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno (UDI), avait estimé que les débats liés à son niveau de salaire (14.666 euros) était "légitimes" et que les "conditions de sérénité nécessaires" au grand débat n'étaient pas assurées.

"Il faut probablement remettre à plat" les conditions de rémunération des hauts fonctionnaires "en fonction des postes et des responsabilités", a reconnu Agnès Buzyn, invitant néanmoins à ne pas entrer "dans un poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic".

Elle a notamment cité l'exemple de l'autorité de sûreté nucléaire, où les rémunérations sont "historiquement" élevées "pour éviter la corruption potentielle" de hauts fonctionnaires "qui ont à prendre des décisions importantes pour la nation" face à "de très, très grosses entreprises comme Areva, EDF".

Pour la ministre, "le débat doit porter sur beaucoup de postes qui ne sont pas" au même niveau de responsabilité que pour les présidents de Hautes autorités (ASN, Haute autorité de santé, Cnil...) qui "doivent juger et être absolument indépendantes de tous les industriels".

Partager cet article

Dans la même thématique

Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le