Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »
La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime...

Buzyn: pour le grand débat, il faut un « sage » qui ait « l’estime des Français »

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime...
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La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé mercredi qu'il faudrait un "sage", quelqu'un qui ait "l'estime des Français", pour piloter le "grand débat national" à la place de l'ancienne ministre Chantal Jouanno dont elle "regrette" le retrait, annoncé la veille.

"Elle a une longue expérience politique, c'est une femme raisonnable, oui je le regrette, c'est son choix", a déclaré Agnès Buzyn sur RMC/BFMTV après que la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé quitter le pilotage du grand débat en raison de la polémique suscitée par son salaire.

"Nous allons discuter au séminaire gouvernemental" prévu mercredi à l'Élysée d'une nouvelle organisation de cette grande consultation voulue par Emmanuel Macron en réponse à la crise des "gilets jaunes".

Pour "animer sereinement ce débat", "il faut quelqu'un qui ait la confiance des Français, qui ne soit pas suspecté d'être proche d'un élu ou proche d'un mouvement", a estimé la ministre.

Quelqu'un qui ait "l'estime des Français, un sage. On n'en a pas tant que cela, on n'en a plus tant que cela et c'est probablement ce qui nous manque aujourd'hui", a-t-elle regretté.

Mme Buzyn a par ailleurs précisé que la CNDP serait sollicitée invoquant son "expertise".

Mardi, l'ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno (UDI), avait estimé que les débats liés à son niveau de salaire (14.666 euros) était "légitimes" et que les "conditions de sérénité nécessaires" au grand débat n'étaient pas assurées.

"Il faut probablement remettre à plat" les conditions de rémunération des hauts fonctionnaires "en fonction des postes et des responsabilités", a reconnu Agnès Buzyn, invitant néanmoins à ne pas entrer "dans un poujadisme général qui est que personne ne doit être payé plus que trois fois le Smic".

Elle a notamment cité l'exemple de l'autorité de sûreté nucléaire, où les rémunérations sont "historiquement" élevées "pour éviter la corruption potentielle" de hauts fonctionnaires "qui ont à prendre des décisions importantes pour la nation" face à "de très, très grosses entreprises comme Areva, EDF".

Pour la ministre, "le débat doit porter sur beaucoup de postes qui ne sont pas" au même niveau de responsabilité que pour les présidents de Hautes autorités (ASN, Haute autorité de santé, Cnil...) qui "doivent juger et être absolument indépendantes de tous les industriels".

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