Cabinets de conseil : « Le Président de la République traite le sujet avec une forme de dédain », dénonce Olivier Faure
Invité de notre matinale, Olivier Faure est revenu sur la polémique liée au recours aux cabinets de conseil par l’Etat. Le premier secrétaire du PS y voit une « privatisation de l’action de l’Etat » et critique la défense d’Emmanuel Macron, « qui n’a pas l’air de comprendre ce qui lui est reproché. »

Cabinets de conseil : « Le Président de la République traite le sujet avec une forme de dédain », dénonce Olivier Faure

Invité de notre matinale, Olivier Faure est revenu sur la polémique liée au recours aux cabinets de conseil par l’Etat. Le premier secrétaire du PS y voit une « privatisation de l’action de l’Etat » et critique la défense d’Emmanuel Macron, « qui n’a pas l’air de comprendre ce qui lui est reproché. »
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Face à la polémique sur le recours par l’Etat aux cabinets de conseil – et notamment McKinsey – la défense du chef de l’Etat et du gouvernement semble avoir du mal à convaincre. « Le Président de la République traite le sujet avec une forme de dédain et dit que l’on doit venir le chercher au pénal. Mais la question n’est pas celle de la légalité. Il n’a même pas l’air de comprendre ce qui lui est reproché », déplore Olivier Faure. Sur le fond, le premier secrétaire du Parti Socialiste dénonce « une privatisation d’une partie de la décision de l’Etat » dans la mesure où « ce sont des entreprises privées selon des logiques propres au secteur privé, qui viennent définir en lieu et place de la fonction publique ce qu’est l’intérêt général. »

« On a frappé au portefeuille des Français modestes sous l’égide de cabinets américains »

Le gouvernement défend un recours à des compétences spécifiques nécessaires à des missions ponctuelles. « Vous pensez vraiment que les missions remplies par McKinsey étaient des missions que l’on ne pouvait pas remplir [en interne] ? » répond Olivier Faure. « Est-ce qu’on avait besoin d’un cabinet privé pour nous dire qu’il fallait baisser les APL des Français ? » Le premier secrétaire du PS « comprend que McKinsey fasse ce choix », qui « correspond à leur logique. » Mais d’après lui, « on a frappé au portefeuille des Français modestes sous l’égide de cabinets américains, qui ont leur propre subjectivité, leur propre modèle, qui n’est pas celui des ‘jours heureux’ du Conseil National de la Résistance (CNR). »

Partager cet article

Dans la même thématique

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le

Photo illustration Mutuelle sante
5min

Politique

Complémentaires santé : La hausse des tarifs pour 2026 est-elle « illégale » ?

Alors que le budget de la Sécu prévoit un gel des cotisations des mutuelles en 2026, les tarifs augmentent en janvier. L’auteur de l’amendement prévoyant ce gel, le député socialiste, Jérôme Guedj affirme que ces hausses sont « illégales ». Le Conseil constitutionnel devra probablement se prononcer dans les mois à venir. Explications.

Le

1min

Politique

Intervention américaine au Venezuela : Sébastien Lecornu s’engage à organiser un débat au Parlement

Alors que la réaction initiale du président de la République sur l’intervention américaine au Venezuela continue à faire grincer des dents la classe politique française, les parlementaires réclament au Premier ministre l’organisation d’un débat 20-1 sur la position de la France. Une demande à laquelle Sébastien Lecornu s’est engagée à répondre.

Le