Calais : Pierre Laurent appelle à la création de « centres de premier accueil »
Des rixes entre migrants ont éclaté jeudi à Calais, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Invité de Territoires d’Infos, le secrétaire national du PCF met en cause les politiques migratoires successives.

Calais : Pierre Laurent appelle à la création de « centres de premier accueil »

Des rixes entre migrants ont éclaté jeudi à Calais, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort. Le ministre de l’Intérieur s’est rendu sur place. Invité de Territoires d’Infos, le secrétaire national du PCF met en cause les politiques migratoires successives.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Territoires d’Infos vendredi, le secrétaire national du PCF déplore les affrontements survenus jeudi à Calais. Plusieurs rixes ont vu s’affronter des migrants afghans et érythréens, quatre personnes blessées par balle seraient entre la vie et la mort.

« On paie une situation dans laquelle on n’a jamais voulu organiser des centres de premier accueil digne de ce nom à Calais. »

Selon Pierre Laurent,  « on paie une situation dans laquelle on n’a jamais voulu organiser des centres de premier accueil digne de ce nom à Calais. » Il dénonce le fait que « des migrants (soient) en train de la payer de leur vie. ».    

« On a évacué la jungle en disant qu’il n’y aurait plus de problèmes or on savait pertinemment que des migrants allaient revenir et donc on laisse les passeurs faire la loi dans les rues de Calais », déplore le secrétaire national du PCF qui plaide pour une autre approche. « Il faudrait, comme on l’a fait à porte de la Chapelle (Paris), et comme on devrait le faire dans plusieurs endroits en France, organiser des centres de premier accueil qui permettent à ces migrants de trouver des parcours d’intégration. »

Pierre Laurent plaide pour une « révision des accords du Touquet et la mise sur pied d’une politique européenne digne de ce nom »

En outre, le secrétaire national du PCF juge qu’il faudrait une « révision des accords du Touquet et la mise sur pied d’une politique européenne digne de ce nom » pour régler « le problème du blocage de la frontière britannique ».

Partager cet article

Dans la même thématique

France Farmers’ Protest Continues in Central Paris
6min

Politique

Colère des agriculteurs : au-delà de la gestion de la mobilisation, le gouvernement attendu au tournant sur le fond

Signature du Mercosur, gestion de la dermatose nodulaire, des normes jugées pénalisantes… La mobilisation des agriculteurs est montée d’un cran ce jeudi. Une centaine de tracteurs ont rejoint Paris et l’Ile-de-France à l’appel de la Coordination rurale, malgré l’interdiction. Ce type de mobilisations spectaculaires met une pression supplémentaire sur le Premier ministre qui annoncera des mesures concrètes vendredi.

Le

Paris: Macron and Attal during a ceremony at the Mont-Valerien memorial
7min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans : la bataille des textes dans la « guéguerre » Attal–Macron

Ce jeudi 8 janvier, le Conseil d’État examine le projet de loi du gouvernement interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans et l’usage des téléphones portables dans les lycées. Alors que le gouvernement et la majorité parlementaire défendent des mesures proches, la coexistence de plusieurs textes cristallise une rivalité entre exécutif et Parlement, et rend le calendrier législatif incertain.

Le

Calais : Pierre Laurent appelle à la création de « centres de premier accueil »
4min

Politique

Groenland : « Donald Trump nous met le couteau sous la gorge », estime Cédric Perrin

Au micro de Public Sénat, Cédric Perrin, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat, estime que les déclarations de Donald Trump sur le Groenland visent à mettre la pression aux Européens, dans un contexte où les Etats-Unis viennent de redéfinir leurs objectifs stratégiques. Par ailleurs, l’élu sera reçu à l’Elysée ce jeudi en fin de journée, alors qu’Emmanuel Macron doit présenter les garanties de sécurité pour l’Ukraine.

Le