Campagne LR : « Je constate que des mails sont envoyés aux adhérents et donc que des fichiers sont utilisés », s’inquiète Bruno Retailleau
Invité de notre matinale, Bruno Retailleau est revenu sur d’éventuelles irrégularités dans la campagne interne pour élire le président de LR. Le président du groupe LR au Sénat s’inquiète de ne pas avoir accès aux mêmes éléments que ses concurrents occupant des positions stratégiques au sein de l’appareil du parti.

Campagne LR : « Je constate que des mails sont envoyés aux adhérents et donc que des fichiers sont utilisés », s’inquiète Bruno Retailleau

Invité de notre matinale, Bruno Retailleau est revenu sur d’éventuelles irrégularités dans la campagne interne pour élire le président de LR. Le président du groupe LR au Sénat s’inquiète de ne pas avoir accès aux mêmes éléments que ses concurrents occupant des positions stratégiques au sein de l’appareil du parti.
Louis Mollier-Sabet

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Lors des journées parlementaires de LR à Biarritz, la petite musique que l’on entend à chaque élection interne commençait déjà à monter. Le refrain qui cartonne en cet automne électoral chez LR : « faire des cartes. » Dans l’état-major du parti, on s’agaçait un peu du fait que Bruno Retailleau avait déjà publicisé ses craintes sur le risque de « fausses adhésions », étant peut-être moins implanté que ses rivaux dans les grosses fédérations, comme les Alpes-Maritimes. Quelques semaines plus tard, c’est maintenant l’utilisation de fichiers d’adhérents pour envoyer des mails qui fait polémique. « J’ai écrit à la présidente, Annie Genevard, et à la Haute Autorité, pour que l’ensemble des candidats connaisse des conditions équitables », explique ainsi Bruno Retailleau. « Aurélien Pradié est secrétaire général, il peut avoir accès à un certain nombre de choses, moi je n’y ai pas accès. Éric Ciotti est président de la Commission nationale d’investiture (CNI). Je constate qu’il y a des mails qui sont envoyés et que donc des fichiers sont utilisés », poursuit le président du groupe LR au Sénat, candidat à la présidence de son parti.

« Il faut assurer une équité de traitement pour tout le monde »

Bruno Retailleau l’affirme : « Il faut que cette élection ne souffre aucune contestation et donc il faut assurer une équité de traitement pour tout le monde. » L’ancien directeur de campagne de François Fillon en 2017 connaît trop bien les ravages que peut causer une élection interne entachée par des soupçons de fraude : « Il faut faire attention parce qu’on sait que les campagnes internes ça peut être très dur. On ne doit pas être la droite la plus bête du monde, on est des compétiteurs et pas des adversaires. J’ai vécu les problèmes entre Jean-François Copé et François Fillon il y a quelques années. Il est hors de question de revenir à ce genre de choses, tirons-en les leçons. »

Pour ce faire, le président du groupe LR au Sénat entend instaurer un « fair-play » dans cette compétition électorale, mais récuse toute accusation de fraude : « Je veux simplement m’assurer que l’élection sera incontestable et je pense qu’il y a quelques marges de progression au moment où je vous parle. C’est normal que les compétiteurs puissent avoir le même accès à des éléments importants. » Et d’ici aux 3 et 4 décembre, jours où se déroulera le 1er tour de l’élection du président des Républicains, la droite a encore le temps de nous surprendre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le