Cantines: Guillaume contre un repas végétarien imposé
Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a déclaré lundi son opposition à un repas végétarien imposé dans les cantines, se posant en défenseur du choix pour les consommateurs

Cantines: Guillaume contre un repas végétarien imposé

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a déclaré lundi son opposition à un repas végétarien imposé dans les cantines, se posant en défenseur du choix pour les consommateurs
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume a déclaré lundi son opposition à un repas végétarien imposé dans les cantines, se posant en défenseur du choix pour les consommateurs, sur le plateau de la chaîne d'information en continu C-News.

Dans le cadre des débats sur la loi Alimentation, l'Assemblée nationale avait donné son feu vert, par un amendement, à "l'expérimentation" d'un menu végétarien dans les cantines scolaires au moins une fois par semaine et pour une durée de deux ans. Ce test ne s'adresse qu'aux collectivités qui proposent déjà deux menus pour le même repas.

Interrogé sur l'antispécisme (opposition à la hiérarchie entre l'être humain et les animaux), le ministre a estimé qu'il fallait "faire attention quand on va dans cette direction": "Dans la restauration collective, les gens doivent manger ce qu'ils veulent. Moi je suis opposé aux repas de substitution, je suis opposé à une journée de repas végétarien", a déclaré le ministre.

"Chacun doit faire comme il veut, ceux qui veulent manger de la viande en mangent, ceux qui ne veulent pas en manger n'en mangent pas", a précisé M. Guillaume, affirmant son souhait de lutter "contre la maltraitance animale" et rappelant que des mesures ont été prises dans la loi Alimentation, comme l'interdiction de toute nouvelle construction d'élevages de poules en cage.

"Il faut faire attention de ne pas aller trop loin, dans toutes les religions monothéistes, l'animal n'a jamais été l'équivalent de l'homme", a poursuivi M. Guillaume, tout en réitérant sa volonté de lutter contre la souffrance animale.

"Il faut absolument lutter contre la maltraitance, il faut absolument arriver à faire en sorte que les choses se passent mieux dans les abattoirs. Des mesures ont été prises, moi je veux aller plus loin, la souffrance, la maltraitance animale ce n'est absolument pas possible, mais en même temps je ne veux pas rentrer dans le débat philosophique", a conclu le ministre, qui s'est posé en "garant de ceux qui auront de bonnes pratiques dans l'élevage".

Partager cet article

Dans la même thématique

Cantines: Guillaume contre un repas végétarien imposé
5min

Politique

Cyberattaque contre le ministère de l’Intérieur : Laurent Nunez va généraliser « la double identification » pour l’accès aux applications 

Un mois après le piratage des serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, Laurent Nuñez était auditionné devant la commission des lois du Sénat pour faire le point sur les mesures de sécurité prises depuis. Le ministre a également été interrogé sur l’application de la loi visant à lutter contre le narcotrafic, entrée en vigueur il y a 6 mois. 

Le

6min

Politique

Désinformation en santé : l’exécutif dévoile une stratégie nationale de riposte

Face aux risques pour la santé publique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dévoilé lundi les premiers axes d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation médicale. « Priorité stratégique de l’État », cette riposte reposera sur différents outils, dont un Observatoire de la désinformation et un dispositif d’infovigilance réactif. Sans toutefois prévoir de volet sanction.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
4min

Politique

Budget : le gouvernement réévalue le déficit à la hausse, à 5,4 %, suite à la non-adoption du texte à la fin de l’année

En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…

Le