Carburant: l’exécutif « n’a pas entendu les Français », selon Wauquiez
L'exécutif "n'a pas entendu les Français" et doit renoncer aux augmentations de taxes sur le carburant, qui représentent "une...

Carburant: l’exécutif « n’a pas entendu les Français », selon Wauquiez

L'exécutif "n'a pas entendu les Français" et doit renoncer aux augmentations de taxes sur le carburant, qui représentent "une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'exécutif "n'a pas entendu les Français" et doit renoncer aux augmentations de taxes sur le carburant, qui représentent "une folie" et une "lourde erreur", a fustigé mercredi le président des Républicains Laurent Wauquiez après les annonces d'Édouard Philippe pour atténuer la hausse des prix sur l'énergie.

"C'est quoi l'information de la matinée ? Qu'il n'annule pas les hausses de taxes. (...) Que le président de la République ne corrige pas son erreur. Et l'info de la matinée pour moi, c'est donc qu'il n'a pas entendu les Français", a réagi M. Wauquiez sur RMC et BFMTV.

"Dans quatre ans, l'augmentation décidée sur le carburant chaque année, ce sera 15 milliards d'euros. Ce qui a été annoncé ce matin c'est 500 millions d'euros de subventions. (...) Il fallait quand même y penser. Jusqu'où on va aller dans l'absurdité ?", a développé le président de LR, évoquant "de la micro-rustine qui n'est pas à la hauteur du sujet".

"Ce qu'est en train de faire le gouvernement sur les hausses de taxes est une folie et le président de la République fait une lourde erreur en pensant qu'en taxant le carburant, il ne taxe pas le travail. Evidemment qu'il taxe le travail", a ensuite renchéri M. Wauquiez, en visite dans l'après-midi auprès de pêcheurs au Grau-du-Roi (Gard).

"Il faut revenir au bon sens. Le bon sens, c'est que ces taxes ne sont pas soutenables. Elles sont trop élevées", a-t-il poursuivi: "Je demande l'annulation de ces hausses de taxes. C'est la seule solution qui peut être apportée aux Français".

Élargissement du chèque énergie, super prime à la conversion pour les ménages modestes: le Premier ministre Édouard Philippe a dévoilé mercredi une série de mesures pour atténuer la hausse des prix de l'énergie dans le budget des ménages, à trois jours de la mobilisation des "gilets jaunes".

Evoquant ce mouvement spontané de contestation de la hausse des taxes qui entend manifester dans toute la France samedi, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a aussi annoncé qu'il participerait au mouvement au Puy-en-Velay, où un rassemblement est prévu devant la préfecture.

"Ce que je veux, c'est qu'on écoute cette France, et c'est cette France à laquelle le président de la République tourne le dos. Tout le monde peut faire des erreurs. Là, ils ont fait une grosse erreur. Il faut la corriger", a-t-il déclaré au Grau-du-Roi, appelant à la "responsabilité" des manifestants.

"Le Premier ministre joue la politique du pire. (...) Le mouvement doit rester pacifiste, digne et fort. L'objectif est de se faire entendre, pas de bloquer la France. Ça, c'est très important. (...) Il ne faut pas qu'il y ait de débordements, car c'est précisément ce que le gouvernement attend, pour décrédibiliser le mouvement".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le