Carburants: « Bloquer la France c’est minable », estime Bussereau
"Bloquer la France, c'est minable", lance le président de l'Association des Départements de France, Dominique Bussereau, à ceux...

Carburants: « Bloquer la France c’est minable », estime Bussereau

"Bloquer la France, c'est minable", lance le président de l'Association des Départements de France, Dominique Bussereau, à ceux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Bloquer la France, c'est minable", lance le président de l'Association des Départements de France, Dominique Bussereau, à ceux qui appellent à bloquer les routes le 17 novembre contre la hausse des prix des carburants, même s'il juge que le gouvernement devrait "baisser" les taxes dans ce dossier "mal mené".

Bloquer les Français, qui plus est "pendant le week-end, quand les familles se retrouvent, c'est vraiment de la petite politique. Bloquer la France, c’est minable", a estimé sur RTL M. Bussereau, à l'adresse du président de Debout la France "Nicolas Dupont-Aignan, (du) Rassemblement national et (de) toutes celles et ceux qui sans le dire provoquent ces rassemblements".

Quant au projet d'Emmanuel Macron d'étendre à tout le territoire la défiscalisation de l'aide au transport mise en place par la région Hauts-de-France, le président du Conseil départemental de Charente-Maritime a jugé que ce serait "trop compliqué".

"L’histoire du carburant, c’est typiquement quelque chose de mal mené et qui malmène les Français (...) Il y a des réformes, quand elles sont mal comprises, mal expliquées ou mal menées, qu'il faut savoir arrêter", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat aux Transports.

"Le gouvernement aurait intérêt, aurait raison de baisser ses propres taxes et de stopper un peu le dispositif", a-t-il insisté, car il existe selon lui "un risque politique", celui de voir "l'impopularité" du président de la République et du gouvernement "à un moment bloque(r) les réformes".

Pour M. Bussereau, il faut "restaurer l'écotaxe - mais pour ça il faut avoir du courage - ou alors, comme Mme (Elisabeth) Borne (la ministre des Transports) semble y réfléchir, créer, sur le modèle suisse, une vignette sur les poids lourds", sur "tous les transporteurs qui traversent notre pays".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le