Castaner reconnaît qu’il n’aurait pas dû parler « d’attaque » de la Pitié-Salpétrière
"Je n'aurais pas dû employer le terme +attaque+" après l'irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l'hôpital de la...

Castaner reconnaît qu’il n’aurait pas dû parler « d’attaque » de la Pitié-Salpétrière

"Je n'aurais pas dû employer le terme +attaque+" après l'irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l'hôpital de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Je n'aurais pas dû employer le terme +attaque+" après l'irruption de dizaines de manifestants le 1er mai dans l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a reconnu vendredi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, après plus de 24 heures de polémique.

Le ministre a estimé qu'il aurait dû lui préférer le terme "intrusion violente", évoqué devant lui par des responsables de l'hôpital parisien, dont le personnel était "choqué", et qui est "plus adapté" aux faits.

"Accepter de revenir sur ses mots, ça ne me pose aucun problème", a-t-il poursuivi, lors d'une conférence de presse en marge d'une visite à Toulon. "C'est naturel aussi qu'un homme politique soit un homme qui (...) puisse se dire qu'une situation a évolué".

"Attaque, c'est le mot qui m'est venu" après avoir rencontré le personnel sur place, a expliqué le ministre, mais "retenez le terme que vous voudrez", a-t-il lancé. "J'entends les reproches, je souhaite qu'aucune polémique n'existe sur le sujet", a poursuivi le locataire de la place Bauveau.

M. Castaner avait été accusé jeudi par plusieurs responsables politiques de manipulation, alors que des vidéos sur les réseaux sociaux semblaient plutôt montrer des manifestants se réfugiant dans l'enceinte de l'hôpital pour échapper aux gaz lacrymogènes.

Le chef de file de la France Insoumise l'avait notamment qualifié "d'incompétent" et de "menteur". Vendredi, M. Castaner a récusé toute idée de démissionner : selon l'opposition, "il faudrait changer de ministre de l'Intérieur toutes les semaines", a-t-il ironisé.

Le ministre a toutefois dit qu'il ne regrettait pas la visite qu'il avait rendu au chevet d'un policier blessé. Il a insisté sur le fait que "l'enceinte de l'hôpital a été forcée", que des "insultes" ont été "évoquées dans la plainte de la directrice de l'hôpital", et a aussi fait état de "jets de pierre qui sont aussi une agression".

"Un hôpital est un lieu que nous devrions protéger par dessus tout" a poursuivi le ministre, affirmant que "sans l'intervention des forces de l'ordre une catastrophe aurait pu se produire".

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le