« Ce n’est pas Gérard Collomb qui va ébranler les institutions de la Ve République », dit l’ex-ministre
L'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a minimisé jeudi les conséquences de sa démission, assurant que "ce n’est pas Gérard...

« Ce n’est pas Gérard Collomb qui va ébranler les institutions de la Ve République », dit l’ex-ministre

L'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a minimisé jeudi les conséquences de sa démission, assurant que "ce n’est pas Gérard...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a minimisé jeudi les conséquences de sa démission, assurant que "ce n’est pas Gérard Collomb qui va ébranler les institutions de la Ve République", et que "dans trois jours, personne ne parlera plus" de son départ.

Les institutions, "elles en ont vu d’autres, elles résistent à tout", a assuré l'ancien ministre de l'Intérieur sur Cnews.

"Le président et le Premier ministre sont en train de régler le problème (de ma succession)", a dit M. Collomb. "Dans trois jours, personne n’en parlera plus", a-t-il ajouté, tout en reconnaissant qu'il ne "pensait pas à vrai dire qu’il provoquerait ce choc-là".

"Ça serait une crise grave si tout lien était coupé et que, tout un coup, je parte en disant que tout ce que j'avais aimé, je le brûlais; ce n’est pas du tout le cas", a assuré celui qui devrait redevenir dès novembre maire de Lyon.

"Je dis un certain nombre de choses, je prends des positions certes fortes, mais en même temps je continue à converser avec le président de la République", a poursuivi M. Collomb en précisant que "ce qui est important à travers sa personne, c'est l'avenir de la France".

Emmanuel Macron "peut être agacé mais il faut toujours lui parler (...), car "à force de ne rien dire on l’affaiblit", a poursuivi l'ancien ministre.

"Il est plutôt sur une pente où il est en train de redresser les choses (...); par exemple sur la réforme sur les retraites, sur les départements, il va bouger", s'est réjoui M. Collomb, estimant qu'"il est en train de rectifier un certain nombre de points".

"Je ne voulais pas que ma problématique à moi, personnelle, déstabilise l’institution parce que l'institution police-gendarmerie, elle est essentielle pour la sécurité des Français", a-t-il encore expliqué pour justifier son départ plus rapide que prévu.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ce n’est pas Gérard Collomb qui va ébranler les institutions de la Ve République », dit l’ex-ministre
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le