Cédric O : « D’ici 2025, on veut faire en sorte que la fibre soit un bien vital auquel tout le monde ait accès »
Alors que nos vies sont chamboulées par la pandémie de covid-19 depuis maintenant un an, le numérique semble plus que jamais indispensable. Indispensable pour avoir accès aux services de soins, indispensable pour télétravailler, indispensable pour garder du lien social et faire valoir ses droits. Mais tout le monde a-t-il accès au réseau internet et mobile en France ? Qu’en est-il des « zones blanches » ? Quels sont les objectifs du gouvernement en matière connexion sur l’ensemble du territoire ? Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, répond à ces questions avec Jérôme Chapuis et ses invités dans Un monde en docs, sur Public Sénat.

Cédric O : « D’ici 2025, on veut faire en sorte que la fibre soit un bien vital auquel tout le monde ait accès »

Alors que nos vies sont chamboulées par la pandémie de covid-19 depuis maintenant un an, le numérique semble plus que jamais indispensable. Indispensable pour avoir accès aux services de soins, indispensable pour télétravailler, indispensable pour garder du lien social et faire valoir ses droits. Mais tout le monde a-t-il accès au réseau internet et mobile en France ? Qu’en est-il des « zones blanches » ? Quels sont les objectifs du gouvernement en matière connexion sur l’ensemble du territoire ? Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, répond à ces questions avec Jérôme Chapuis et ses invités dans Un monde en docs, sur Public Sénat.
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Par Flora Mansiet

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En janvier 2021, Médiamétrie dénombrait 52,9 millions d’internautes en France, soit 84,4 % des Français. Dans un pays où les démarches administratives sont de plus en plus dématérialisées, et dans un contexte de crise sanitaire, le numérique semble être une évolution indispensable : « Le numérique est un facteur de simplification et donc d’inclusion », explique Cédric O secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, alors que le président de la République s’était fixé pour objectif en 2017 de rendre accessibles en ligne les 250 principales démarches administratives du quotidien.

La volonté politique d’en finir avec les zones blanches

Face à cette numérisation croissante de notre société, certains territoires semblent souffrir d’un accès à internet ou au réseau mobile limité, voire inexistant. On appelle couramment « zone blanche » un territoire non couvert par un réseau mobile. Que répondre à l’impatience de ceux qui sont encore éloignés du réseau mobile ?

98 % des Français sont couverts par un réseau téléphonique et les derniers pourcentages sont évidemment les plus compliqués mais on ne peut pas aller plus vite.

Conclu en 2018, le New Deal mobile impose aux opérateurs plusieurs objectifs d’aménagement numérique mobile du territoire. « Ce New Deal mobile fait que nous sommes en ce moment en train de déployer des pylônes dans les zones blanches à un rythme inégalé, rappelle Cédric O. Le précédent plan France zones blanches 2003-2018, c’est 600 pylônes allumés en 15 ans dans les zones blanches. Nous, depuis 2018, on en a déjà fait 600 de plus et d’ici à 2022 il y en aura 2 500. 98 % des Français sont couverts par un réseau téléphonique et les derniers pourcentages sont évidemment les plus compliqués mais on ne peut pas aller plus vite », ajoute le secrétaire d’État.

Fibre : objectif 2025

Si la couverture téléphonique est une question, celle du réseau internet et de la fibre l’est aussi. Combien de personnes vivent à l’heure actuelle dans des zones non desservies ? « Ça se compte en millions », estime Patrick Chaize, sénateur (LR) de l’Ain. L’Insee évoque 6,8 millions de personnes, soit 10,1 % de la population, qui seraient privées d’un accès de qualité minimale à Internet.

« L’objectif est que tous les Français aient accès à la fibre d’ici 2025, affirme Cédric O. Aujourd’hui, on ne se contente pas de déclarations de principes. Les 3 milliards d’euros mis sur la table par l’État, les collectivités et les opérateurs permettent de crédibiliser cet objectif. Il n‘y a pas un pays européen mieux fibré que la France, en termes de kilomètres de fibre et en termes de déploiement. La moitié de la fibre qui s’installe en Europe, s’installe en France ».

Aujourd’hui on a enfin un discours et des objectifs politiques clairs

C’est ce que confirme le sénateur Patrick Chaize : « Longtemps on a manqué de projet, car on ne croyait pas au réseau. Aujourd’hui on a enfin un discours et des objectifs politiques clairs et qui vont dans le bon sens, celui de la fibre ». Un discours clair et même très ambitieux du secrétaire d’État : « On veut faire un service universel de la fibre d’ici 2025, pour faire en sorte que la fibre soit, de la même manière que le téléphone, l’eau, le gaz et l’électricité, un bien vital auquel tout le monde ait accès » conclut Cédric O.

 

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