Chez Carrefour, une prime de 200 euros pour les salariés
Carrefour a annoncé vendredi le versement prochain à ses salariés d'une prime exceptionnelle de 200 euros, dans le cadre de la...

Chez Carrefour, une prime de 200 euros pour les salariés

Carrefour a annoncé vendredi le versement prochain à ses salariés d'une prime exceptionnelle de 200 euros, dans le cadre de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Carrefour a annoncé vendredi le versement prochain à ses salariés d'une prime exceptionnelle de 200 euros, dans le cadre de la prime que le président Emmanuel Macron avait souhaité en décembre voir versée par les employeurs "qui le peuvent", a-t-on appris de sources concordantes.

Cette prime sera versée fin février aux salariés gagnant jusqu'à 4.500 euros brut par mois, indépendamment de leur temps de travail (temps complet ou partiel), a-t-on précisé de mêmes sources.

La prime, exemptée de cotisations sociales et d'impôts jusqu'à 1.000 euros, facultative pour les entreprises, fait partie des mesures d'urgence annoncées par le gouvernement pour répondre à la crise des "gilets jaunes".

"En dépit de l'impact des événements de ces dernières semaines et de ses résultats", Carrefour a "quand même décidé de s'associer à l'effort national en faveur du pouvoir d'achat", a souligné une porte-parole du groupe de distribution.

"Mépris" et "politique injuste", a réagi Franck Gaulin (CGT). Le syndicat, qui revendiquait notamment une prime de 1.000 euros annuelle, a mis "en perspective le montant consacré à cette prime", environ 20 millions d'euros, avec "les 356 millions d'euros versés aux actionnaires".

"On attendait un montant faible", a déclaré pour sa part Sylvain Macé (CFDT), pour qui "l'effort n'est pas suffisant et va forcément décevoir les salariés". Il a jugé en revanche "plutôt positif" que la même prime soit versée aux salariés à temps complet ou à temps partiel (26% de l'effectif).

Du côté de Renault, la prime s'élèvera à 500 euros pour les salariés dont la rémunération annuelle brute ne dépasse pas 36.000 euros et de 300 euros pour ceux percevant chaque année une rémunération brute comprise entre 36.000 et 54.000 euros, a fait savoir dans un communiqué le syndicat CFE-CGC de Renault.

"La prime concerne tous les salariés et les intérimaires qui travaillent pour Renault et ses filiales en France; c'est environ 41.000 personnes, soit 80%" des effectifs du groupe au sein de l'Hexagone, a précisé à l'AFP une porte-parole du groupe.

Même si la CFE-CGE "reconnaît l'effort réalisé afin de toucher le plus grand nombre, elle ne peut cacher sa déception quant au niveau de celle-ci qui est bien en-dessous de ses attentes", a-t-elle regretté.

Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a à son tour fait savoir qu'il allait "attribuer dans la majorité de ses entités une prime exceptionnelle (...) d'un montant de 500 euros aux salariés dont le salaire de base mensuel est inférieur ou égal à 3.000 euros".

Au total, "plus de 12.000 salariés - soit plus des 3/4 des effectifs d'ArcelorMittal en France - bénéficieront de cette prime", a indiqué le groupe dans un communiqué, ajoutant que "le versement sera effectif début février".

"C'est une victoire, mais une victoire mesurée car le versement de cette prime n'est pas équitable pour l'ensemble des salariés: les salariés des filiales qui ont des résultats d'exploitation bruts déficitaires ne toucheront que 250 euros de prime", a réagi auprès de l'AFP Lionel Burriello, délégué CGT.

Plusieurs grands groupes français, comme Total, Orange, Michelin ou encore la SNCF, ont répondu positivement à la demande d'Emmanuel Macron du 10 décembre de verser, sur la base du volontariat, une "prime de fin d'année à leurs employés" sans impôt ni cotisations sociales.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le