Une nouvelle manifestation, la troisième en deux jours, rassemblait dimanche matin à Bayonne quelques centaines de manifestants anti-G7, cette fois "pour le climat et la justice sociale", brandissant des portraits du président Macron décrochés depuis des mois dans des mairies.
Sous le slogan "Climat et justice sociale: Macron décroche, décrochons-le !", cette "marche des portraits", est organisée par les mouvements alternatifs et écologistes ANV COP 21, Alternatiba et Bizi, ces deux derniers d'origine basque. Elle se veut "100% non-violente et à visage découvert", selon les organisateurs.
Dans les rues étroites du centre de Bayonne, des militants ont déambulé en brandissant des portraits du chef de l'Etat, tête en bas, scandant "on est plus chauds que le climat" ou "et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité".
"On le porte à l'envers pour signifier le manque de sens de sa politique", explique Mathieu, militant de Bizi.
Beaucoup portent aussi des paquets semblant emballer un portrait présidentiel, sur lequel est écrit en français, anglais, espagnol ou basque "Climat, justice sociale, où est Macron?".
"Décrocher un portrait, c'est de la désobéissance civile, c'est considéré comme un vol en réunion", souligne Abram en portant son portrait au-dessus de la tête.
Des manifestants brandissent des portraits du président français Emmanuel Macron, décrochés dans les mairies, à Bayonne le 25 août 2019
AFP
La journée de samedi, ouverture du G7, avait été marquée par deux manifestations d'opposants au sommet: la plus grande, qui a réuni 15.000 personnes selon les organisateurs (9.000 selon la police), a défilé de Hendaye à Irun, sur la frontière espagnole, dans le calme et sans incident. En fin de journée à Bayonne, une manifestation, non autorisée celle-là, a donné lieu à de brefs heurts entre police et manifestants, avec tirs de canons à eau et gaz lacrymogènes, mais sans débordements majeurs, sans blessés ni dégâts aux commerces.
Au fil de la journée, 68 personnes ont été interpellées, dont 38 placées en garde à vue, selon la préfecture, sans précision sur le lieu ou le contexte des interpellations. Elles portaient sur des faits de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, possession d'objets susceptibles d'être utilisés comme arme par destination, dissimulation de visage et jet de projectile".
Vendredi matin encore, à la veille du G7, un portrait du chef de l'Etat a été décroché dans la mairie d'un petit village du Pays basque, Irissary, une petite mairie des Pyrénées-Atlantiques. Un "pied de nez" à l'impressionnant dispositif de sécurité déployé sur la région pour le G7, avec 13.200 policiers, selon Alternatiba, Bizi et ANV COP21.
Ce portrait, selon ces associations, était le 128e décroché par des militants dans diverses mairies de France depuis février, dans la lignée des "actions de désobéissance civile non-violente" revendiquées par ces associations. Ces actions ont donné lieu, à 93 garde à vue de militants et 57 convocations de militants, selon la même source.
Les Sages ont jugé conforme à la Constitution la quasi-totalité du budget de l'État pour 2026. Ils n’ont censuré aucun article sur le fond, retirant seulement 7 articles mineurs, pour le motif qu’ils n'avaient pas leur place dans une loi de finances.
Les six principaux candidats à l’élection municipale, à Lille, ont débattu sur Public Sénat et BFM Grand Lille. Entre passe d’armes et propositions sur la police municipale, le logement, les espaces verts et les projets pour le logement, les échanges ont été nourris.
Deux collaborateurs parlementaires du député LFI, et fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque. L’un d’eux utilisait un pseudonyme pour apparaître sur la liste des collaborateurs parlementaires de l’Assemblée. Yaël Braun-Pivet a indiqué vouloir mettre fin « immédiatement à de telles pratiques ». Quelles sont les règles ?
Le troisième homme des sondages pour les municipales à Paris a présenté ce jeudi 19 février son programme de campagne, axé sur un « Paris apaisé », avec des mesures concernant la sécurité, la propreté et le logement. Soutenu par Renaissance, le candidat d’Horizons défend un « projet d’alternance ».