Climat au G7: à Bayonne, une « marche des portraits » de Macron décrochés des mairies
Une nouvelle manifestation, la troisième en deux jours, rassemblait dimanche matin à Bayonne quelques centaines de manifestants anti-G7, cette...

Climat au G7: à Bayonne, une « marche des portraits » de Macron décrochés des mairies

Une nouvelle manifestation, la troisième en deux jours, rassemblait dimanche matin à Bayonne quelques centaines de manifestants anti-G7, cette...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une nouvelle manifestation, la troisième en deux jours, rassemblait dimanche matin à Bayonne quelques centaines de manifestants anti-G7, cette fois "pour le climat et la justice sociale", brandissant des portraits du président Macron décrochés depuis des mois dans des mairies.

Sous le slogan "Climat et justice sociale: Macron décroche, décrochons-le !", cette "marche des portraits", est organisée par les mouvements alternatifs et écologistes ANV COP 21, Alternatiba et Bizi, ces deux derniers d'origine basque. Elle se veut "100% non-violente et à visage découvert", selon les organisateurs.

Dans les rues étroites du centre de Bayonne, des militants ont déambulé en brandissant des portraits du chef de l'Etat, tête en bas, scandant "on est plus chauds que le climat" ou "et un, et deux, et trois degrés, c'est un crime contre l'humanité".

"On le porte à l'envers pour signifier le manque de sens de sa politique", explique Mathieu, militant de Bizi.

Beaucoup portent aussi des paquets semblant emballer un portrait présidentiel, sur lequel est écrit en français, anglais, espagnol ou basque "Climat, justice sociale, où est Macron?".

"Décrocher un portrait, c'est de la désobéissance civile, c'est considéré comme un vol en réunion", souligne Abram en portant son portrait au-dessus de la tête.

Des manifestants brandissent des portraits du président français Emmanuel Macron, décrochés dans les mairies, à Bayonne le 25 août 2019
Des manifestants brandissent des portraits du président français Emmanuel Macron, décrochés dans les mairies, à Bayonne le 25 août 2019
AFP

La journée de samedi, ouverture du G7, avait été marquée par deux manifestations d'opposants au sommet: la plus grande, qui a réuni 15.000 personnes selon les organisateurs (9.000 selon la police), a défilé de Hendaye à Irun, sur la frontière espagnole, dans le calme et sans incident. En fin de journée à Bayonne, une manifestation, non autorisée celle-là, a donné lieu à de brefs heurts entre police et manifestants, avec tirs de canons à eau et gaz lacrymogènes, mais sans débordements majeurs, sans blessés ni dégâts aux commerces.

Au fil de la journée, 68 personnes ont été interpellées, dont 38 placées en garde à vue, selon la préfecture, sans précision sur le lieu ou le contexte des interpellations. Elles portaient sur des faits de "participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, possession d'objets susceptibles d'être utilisés comme arme par destination, dissimulation de visage et jet de projectile".

Vendredi matin encore, à la veille du G7, un portrait du chef de l'Etat a été décroché dans la mairie d'un petit village du Pays basque, Irissary, une petite mairie des Pyrénées-Atlantiques. Un "pied de nez" à l'impressionnant dispositif de sécurité déployé sur la région pour le G7, avec 13.200 policiers, selon Alternatiba, Bizi et ANV COP21.

Ce portrait, selon ces associations, était le 128e décroché par des militants dans diverses mairies de France depuis février, dans la lignée des "actions de désobéissance civile non-violente" revendiquées par ces associations. Ces actions ont donné lieu, à 93 garde à vue de militants et 57 convocations de militants, selon la même source.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le