Politique
Le président du groupe des sénateurs macronistes (RDPI), François Patriat a plaidé pour un recours aux ordonnances pour faire passer rapidement le budget.
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Par Juliette Bezat
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Après avoir publié un premier rapport en août 2021, consacré à l’état des connaissances scientifiques sur le changement climatique et dans lequel il pointait une accélération sans précèdent du réchauffement de la planète, le GIEC a consacré le second volet de son rapport aux conséquences dramatiques du réchauffement climatique sur les populations et les écosystèmes.
Dans le dernier acte du rapport publié aujourd’hui, le groupe d’experts de l’ONU alerte : le réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle a déjà atteint les 1.1 °C, alors que l’Accord de Paris avait fixé l’objectif de contenir le réchauffement en dessous des 2°C et, dans le meilleur des cas, des 1.5°C.
Si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas réduites d’ici à 2030, l’objectif des 1.5°C fixé par l’Accord de Paris sera « hors de portée ». L’objectif des 2 °C sera lui aussi très difficile à atteindre : il impliquerait une réduction des émissions de gaz à effet de serre équivalente à celle que la planète a connu exceptionnellement en 2020, lorsque l’économie mondiale était paralysée par la pandémie de Covid. Par ailleurs, le GIEC préconise que pour ne pas dépasser le seuil des 2.5°C, les émissions devraient atteindre leur pic en 2025 : un objectif improbable, pour ne pas dire impossible.
Ainsi, le rapport préconise de :
Pour mener cette transition et atteindre l’objectif de +1.5 °C, la production d’énergie, qui représente environ 34 % des émissions mondiales, occupe une place centrale : le coût des investissements dans le secteur de l’électricité devrait s’élever à 2.300 milliards de dollars par an de 2023 à 2052. Selon l’Agence internationale de l’énergie, 750 milliards ont été investis dans des énergies propres ou pour l’efficacité énergétique en 2021, mais les experts du GIEC estiment que « les flux financiers privés et publics vers les énergies fossiles sont toujours plus importants que ceux pour l’adaptation et l’atténuation du changement climatique ».
Bien que le GIEC assure que « nous avons les outils pour limiter le réchauffement », les progrès restent, à ce jour, bien en deçà des objectifs.