Code du travail : « Le gouvernement sortira du bois après les législatives » selon FO

Code du travail : « Le gouvernement sortira du bois après les législatives » selon FO

Après les annonces d’Edouard Philippe sur la feuille de route sur la réforme du code du travail, les syndicats soulignent que le document que leur a transmis l’exécutif est loin d’arrêter les choses. Un point positif. « La feuille de route n’est pas une surprise à ce stade », elle reprend « les échanges précédents » souligne Pascal Pavageau, […]
Public Sénat

Par Public Sénat (images : Flora Sauvage)

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Après les annonces d’Edouard Philippe sur la feuille de route sur la réforme du code du travail, les syndicats soulignent que le document que leur a transmis l’exécutif est loin d’arrêter les choses. Un point positif.

« La feuille de route n’est pas une surprise à ce stade », elle reprend « les échanges précédents » souligne Pascal Pavageau, secrétaire confédéral de FO, interrogé par Public Sénat. « Le document est très ouvert sur les différents sujets, sur le bon niveau de négociation au niveau de la loi, de la branche ou de l’entreprise » souligne-t-il. « Pour l’instant, le gouvernement laisse tout ouvert, c’est ce que nous demandions ».

Mais quand les précisions seront abordées, les choses risquent de se compliquer. « On peut penser que le gouvernement sortira du bois notamment après les législatives, sur des scénarios beaucoup plus construits et précis et là, il y aura certainement beaucoup de sujets sur lesquels nous serons en désaccord » craint Pascal Pavageau. « La question du barème des indemnités prud’homales, toutes les organisations syndicales y sont défavorables » rappelle le responsable de FO (voir la vidéo).

« La CFDT n’est pas très fan du barème prud’homal »

Le document du gouvernement « laisse de larges espaces à la négociation » souligne aussi Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe de la CFDT. Mais son syndicat restera « extrêmement vigilant » sur « le rôle de la branche et le rôle de régulation de la branche qu’on voudrait voir renforcé, notamment sur les questions de qualité de l’emploi. On voudrait aussi renforcer le volet sécurisation des parcours des salariés », notamment sur le compte personnel d’activité. Regardez :

Véronique Descacq : « La CFDT n’est pas très fan du barème prud’homal »
01:14

« Les lignes rouges de la CFDT sont bien connues. La CFDT n’est pas très fan du barème prud’homal, qui empêcherait l’indemnisation complète du préjudice des salariés licenciés sans cause réelle et sérieuse. On est prêt à discuter d’un montant du barème et surtout d’un plancher, mais le principe lui-même nous paraît poser problème ».

La CFDT plaide aussi pour « des espaces de codécision avec les représentants des salariés. La CFDT dit depuis longtemps que l’entreprise n’appartient pas seulement à la ses dirigeant ou aux propriétaires du capital, mais aussi aux salariés », qui doivent pouvoir « codécider » sur certains points.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Exclusive Olivier Faure with staff at the Socialist Party s summer university
7min

Politique

Retraite à 62 ans, 900 euros de plus pour les bas salaires, économies réduites à 21 milliards d’euros : « L’autre chemin » du PS pour le budget

Le Parti socialiste a présenté, lors de son université d’été à Blois, ses contre-propositions budgétaires. Entre hausse d’impôts pour les très riches et baisse des aides aux entreprises, le PS veut étaler l’effort de réduction du déficit. En cas de nomination à Matignon d’un premier ministre de gauche, Olivier Faure espère pouvoir passer des compromis pour adopter ce budget. Et si Emmanuel Macron lui proposait, on comprend qu'il ne dirait pas « non »...

Le

Code du travail : « Le gouvernement sortira du bois après les législatives » selon FO
7min

Politique

A Blois, le PS d’Olivier Faure « prêt » à entrer à Matignon

La rentrée politique des socialistes s’est transformée en démonstration de l’unité de la gauche, hors LFI, avec qui la rupture est consommée. « Nous sommes volontaires pour être les suivants », a lancé le numéro 1 du PS, Olivier Faure. « Maintenant, il doit nous laisser nous y coller. Ça, c’est la responsabilité d’Emmanuel Macron », demande la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier.

Le

SIPA_01165078_000044
6min

Politique

Municipales à Paris : après l’investiture de Rachida Dati, le dilemme de Renaissance

Les Républicains ont évité une guerre fratricide, en soutenant officiellement la candidature de Rachida Dati aux municipales à Paris en mars prochain. La liste de la ministre de la Culture devra comporter une majorité de candidats LR de quoi laisser ouverte l’hypothèse d’une liste d’union avec les macronistes parisiens, qui ne se bousculent pas pour apporter leur soutien à la maire du VII arrondissement de Paris.

Le