Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est déclaré dimanche défavorable à une énième loi sur le voile islamique, prônant plutôt l'éducation et la culture sur le sujet.
"Moi je pense que c'est plus par la pratique, par la connaissance que par la proposition de nouvelles lois, qu'on ne ferait appliquer qu'avec difficulté", a dit ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron sur France Info.
Et pour lui, le problème est surtout la "loi qui est donnée par la cité pour imposer le voile aux femmes, aux jeunes filles". "Ca, ça se combat par la culture, par l'éducation, ça se combat en disant que l'islam est une religion diverse", a-t-il plaidé.
Et l'ex-ministre de l'Intérieur de souligner "une différence fondamentale" pour lui entre la burqa et le "voile des mamies maghrébines" en France.
Les cas où le port du voile est interdit en France
AFP
Par ailleurs, s'agissant des municipales, où Gérard Collomb vient d'être investi par LREM à Lyon et dans sa métropole, il a estimé qu'on ne pouvait pas interdire les listes communautaires mais qu'il fallait tenter de les "dissuader".
La majorité se divise depuis plusieurs jours sur le sujet inflammable du port du voile, et au-delà de la laïcité. Ce débat a été relancé vendredi lorsqu'un élu du Rassemblement national (RN) a pris à partie une mère voilée qui accompagnait une classe, en pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.
Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.
Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.
Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.