Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est déclaré dimanche défavorable à une énième loi sur le voile islamique, prônant plutôt l'éducation et la culture sur le sujet.
"Moi je pense que c'est plus par la pratique, par la connaissance que par la proposition de nouvelles lois, qu'on ne ferait appliquer qu'avec difficulté", a dit ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron sur France Info.
Et pour lui, le problème est surtout la "loi qui est donnée par la cité pour imposer le voile aux femmes, aux jeunes filles". "Ca, ça se combat par la culture, par l'éducation, ça se combat en disant que l'islam est une religion diverse", a-t-il plaidé.
Et l'ex-ministre de l'Intérieur de souligner "une différence fondamentale" pour lui entre la burqa et le "voile des mamies maghrébines" en France.
Les cas où le port du voile est interdit en France
AFP
Par ailleurs, s'agissant des municipales, où Gérard Collomb vient d'être investi par LREM à Lyon et dans sa métropole, il a estimé qu'on ne pouvait pas interdire les listes communautaires mais qu'il fallait tenter de les "dissuader".
La majorité se divise depuis plusieurs jours sur le sujet inflammable du port du voile, et au-delà de la laïcité. Ce débat a été relancé vendredi lorsqu'un élu du Rassemblement national (RN) a pris à partie une mère voilée qui accompagnait une classe, en pleine séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
A Paris, Marseille, Bordeaux et d’autres, le report de voix des candidats battus au premier tour ou qui se sont maintenus au second tour sans chance de l’emporter, va être l’élément déterminant dans le résultat dimanche soir.
Le second tour des élections municipales 2026 est marqué par un petit rebond du nombre de scrutins à trois listes ou plus, par rapport à 2020. La configuration la plus extrême, celle des quinquangulaire (cinq listes), concerne seize communes.
Les fusions de listes entre PS et LFI pour les municipales passent mal chez certains socialistes, à l’image de Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat, « dubitatif sur l’intérêt de ces accords ». Il pointe le non-respect des conditions fixées avant d’éventuelles alliances avec les insoumis. « Je ne comprends pas Olivier Faure, qui devrait être là pour mettre en œuvre la résolution du bureau national », affirme l’ancien ministre.
En cas de victoire d’Éric Ciotti dimanche prochain à Nice, LR risque de perdre une partie des grands électeurs qui voteront aux sénatoriales de septembre dans les Alpes-Maritimes. Ce séisme local offre une opportunité inédite à l'extrême droite : obtenir assez d'élus en septembre prochain pour constituer un groupe parlementaire au Palais du Luxembourg, une première sous la Vème République.