Comptes en Suisse: le procès du député LR Bernard Brochand de nouveau reporté
Le procès du député LR Bernard Brochand, qui devait être jugé mercredi à Paris pour n'avoir pas mentionné des comptes en Suisse...

Comptes en Suisse: le procès du député LR Bernard Brochand de nouveau reporté

Le procès du député LR Bernard Brochand, qui devait être jugé mercredi à Paris pour n'avoir pas mentionné des comptes en Suisse...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le procès du député LR Bernard Brochand, qui devait être jugé mercredi à Paris pour n'avoir pas mentionné des comptes en Suisse dans ses déclarations de patrimoine et pour blanchiment de fraude fiscale, a été reporté à décembre pour des raisons procédurales.

La Cour de cassation n'ayant pas encore examiné un pourvoi déposé par la défense du doyen de l'Assemblée nationale, âgé de 80 ans, le tribunal correctionnel a renvoyé l'affaire au 13 décembre pour une audience-relais destinée à faire le point sur l'état de la procédure.

Ce pourvoi avait été déposé après qu'un juge a refusé, en septembre 2017, d'homologuer la condamnation acceptée par Bernard Brochand dans le cadre d'une procédure de plaider-coupable.

Ce refus d'homologation étant très rare, il "paraît plus sage d'attendre la décision de la Cour de cassation", a estimé à l'audience le représentant du ministère public.

Le procès du député (Les Républicains) des Alpes-Maritimes et ex-maire de Cannes avait déjà été reporté en novembre pour un vice de procédure.

En déclarant son patrimoine à la Commission pour la transparence financière de la vie politique en 2012 puis à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) début 2014, M. Brochand avait omis de mentionner des comptes UBS crédités au total de plus d'un million d'euros, qu'il détenait depuis 1973.

Il s'agit, selon ses avocats, "de salaires parfaitement déclarés au fisc et versés en 1976 sur ce compte" qui fonctionnait "en vase clos jusqu'au rapatriement volontaire des sommes en 2013".

M. Brochand est également poursuivi pour blanchiment de fraude fiscale entre 1996 et 2014, en rapport avec ces mêmes comptes suisses ainsi que les intérêts qu'ils généraient, selon le tribunal.

Saisi par la HATVP, le parquet de Paris avait proposé à M. Brochand une condamnation à huit mois de prison avec sursis et 200.000 euros d'amende, lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Le juge chargé d'homologuer cette condamnation avait refusé, jugeant la peine "inadaptée au regard des circonstances de l'infraction et de la personnalité de l'auteur", "représentant de la Nation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le