Conférence de financement : La participation de la CGT incertaine, Philippe Martinez dénonce « des sujets interdits »
La conférence de financement devrait débuter dans les semaines à venir, mêlant gouvernement et partenaires sociaux pour définir un système d’équilibre financier. Mais elle pose encore beaucoup de questions.

Conférence de financement : La participation de la CGT incertaine, Philippe Martinez dénonce « des sujets interdits »

La conférence de financement devrait débuter dans les semaines à venir, mêlant gouvernement et partenaires sociaux pour définir un système d’équilibre financier. Mais elle pose encore beaucoup de questions.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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Finalement acceptée par le gouvernement après une proposition de la CFDT, la conférence de financement vise à trouver d’autres solutions d’équilibre financier au système de retraites qu’un recul de l’âge de départ. Mais le Premier ministre a posé ses conditions : pas de hausse des cotisations patronales, et pas de baisse des pensions de retraite.

« J’entendais Monsieur le Premier ministre dire ‘on est honnête, on est dans le dialogue » raille Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT. Pour lui, l’organisation de cette conférence n’est pas forcément un pas de fait vers les partenaires sociaux, au contraire.

« La CGT, qui était dans la délégation, rencontre le Premier Ministre vendredi il y a quinze jours. Je lui dis : il faut tout mettre sur la table. Notre projet, votre projet, comment on finance. Il me dit que c'est une bonne idée » raconte Philippe Martinez. Lors de cette concertation, Édouard Philippe accepte que la CGT « amène des experts indépendants, proches de nos idées ». « Et le lendemain on reçoit un courrier qui nous dit ‘pas question de parler du coût du travail’ » dénonce le secrétaire général.

Une méthode qui n’a pas plu aux militants et aux grévistes proches de la CGT, et qui font hésiter le syndicat à participer à cette conférence de financement. « Ce n’est pas un vrai débat parce qu'il y a des sujets interdits : c'est ça qui nous fait réfléchir, et la mauvaise foi du 1er ministre » détaille Philippe Martinez.  « Quelle est la loyauté du dialogue ? »

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