Confinement du Pas-de-Calais : « La situation est immaîtrisable », dénonce Jean-François Rapin
Le sénateur LR du Pas-de-Calais, invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », a réagi à l’annonce du Premier ministre Jean Castex de confiner son département le week-end pendant quatre semaines.

Confinement du Pas-de-Calais : « La situation est immaîtrisable », dénonce Jean-François Rapin

Le sénateur LR du Pas-de-Calais, invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », a réagi à l’annonce du Premier ministre Jean Castex de confiner son département le week-end pendant quatre semaines.
Public Sénat

Par Pierre Maurer

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Et un département de plus. En conférence de presse jeudi soir, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que le département du Pas-de-Calais serait confiné le week-end pendant quatre semaines, comme Nice ou Dunkerque avant lui. Une décision qui n’a pas surpris Jean-François Rapin, sénateur Les Républicains du Pas-de-Calais.

« Les annonces de reconfinement de Jean Castex ne sont pas une surprise. Dire que c’est une bonne chose : non. On ne peut pas s’en réjouir. La situation du Pas-de-Calais est immaîtrisable », a expliqué le président de la commission des Affaires européennes du Sénat, sur le plateau de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat. Le préfet avait au préalable annoncé aux élus du département ce qu’il allait remonter au Premier ministre. « C’est une situation de dernière instance », estime Jean-François Rapin, ajoutant que le préfet a pris des mesures « strictes » parce que la situation devient « catastrophique ».

Mais la stratégie sanitaire du gouvernement ne passe pas auprès de l’élu. « L’argument qui est mis en avant depuis 24 heures, c’est celui de la pression hospitalière. Mais on voit monter la pression hospitalière depuis déjà des semaines. On a l’impression de ne pas être dans le préventif, mais dans le curatif. C’est la dernière mesure que l’on puisse prendre parce que ça ne va plus ! », dénonce Jean-François Rapin. Et de cingler : « Ce n’est plus entendable. Ça a été la même chose avec les masques ! »

Jean-François Rapin : "On a l'impression de ne pas être dans le préventif, mais dans le curatif"
00:47

Des doses supplémentaires de vaccins, « il est temps ! »

Reste néanmoins que le département bénéficiera de doses de vaccins supplémentaires. « Il est temps, il est temps, il est temps ! », s’exclame le sénateur. Il poursuit : « J’ai dénoncé dans une lettre au Premier ministre le nombre de vaccinations dans le Pas-de-Calais. C’est presque 1 % de vaccinations en moins que dans les autres départements. Je pense qu’il y a eu un redispatching des vaccins vers Dunkerque et la Somme à l’encontre des taux de vaccinations dans le Pas-de-Calais », échafaude-t-il.

L’élu accuse surtout le gouvernement de ne pas avoir pris en compte les alertes des élus locaux. « Cela a été dénoncé il y a longtemps, notamment par le maire de Lens. Il avait fait part de son inquiétude il y a trois semaines déjà », rappelle-t-il. Des vaccins supplémentaires ne seraient finalement, selon lui, qu’un juste retour des choses. « On nous annonce aujourd’hui à grands coups de communication 10 000 vaccins qui arrivent. Ce n’est pas un cadeau au Pas-de-Calais, mais seulement une petite partie de rattrapage ! »

Partager cet article

Dans la même thématique

Confinement du Pas-de-Calais : « La situation est immaîtrisable », dénonce Jean-François Rapin
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Confinement du Pas-de-Calais : « La situation est immaîtrisable », dénonce Jean-François Rapin
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le