Constitution : « Macron est dans une forme de césarisme jupitérien » dénonce Bruno Retailleau
Alors qu’Edouard Philippe commençait, ce mardi, à recevoir les chefs des groupes parlementaires au sujet de la réforme constitutionnelle, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, alerte sur l’hyperprésidentialisation du régime et craint que cela aboutisse à de l’ « antiparlementarisme ».

Constitution : « Macron est dans une forme de césarisme jupitérien » dénonce Bruno Retailleau

Alors qu’Edouard Philippe commençait, ce mardi, à recevoir les chefs des groupes parlementaires au sujet de la réforme constitutionnelle, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, alerte sur l’hyperprésidentialisation du régime et craint que cela aboutisse à de l’ « antiparlementarisme ».
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Macron veut dépasser les clivages mais en même temps il est très manichéen : pour peu que vous ne pensiez pas à 100% comme lui, vous tombez dans le camp du mal. »

Bruno Retailleau fustige l’hyperprésidentialisation du régime par Emmanuel Macron, dont la réforme constitutionnelle est l’un des avatars. Selon lui, celle-ci est même « une attaque contre le Parlement ». « Le Parlement c’est gênant : Jupiter aimerait être seul », renchérit le président du groupe Les Républicains, pour qui « Macron est dans une forme de césarisme jupitérien : « Il veut que rien ne lui résiste : il est en délicatesse avec les territoires, il faut les affaiblir, diminuer le nombre de ceux qui les représente. Qu’est ce qu’il lui faut d’autre qu’une majorité à sa main, une Assemblée nationale extrêmement courtoise et un gouvernement à sa botte ? »

« L’exécutif n’aime pas le débat »

Si l’exécutif assure que le référendum n’est pas d’actualité mais « envisageable » pour la réforme constitutionnelle, Bruno Retailleau y voit là une « menace » : « L’exécutif n’aime pas le débat. Il aimerait que sa copie soit celle adoptée tous, tous le petit doigt sur la couture du pantalon. « 

Satisfaction cependant pour le président du groupe LR : la venue de Nicolas Sarkozy au Sénat, pour parler de sa réforme constitutionnelle de 2008. Selon lui, avant d’engager la sienne, Emmanuel Macron aurait dû « évaluer » la précédente.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Le Chambon-sur-Lignon, un legs pour l’Histoire » de Jérôme Lévy
5min

Politique

Les « docus de l’été » : « Face à la conspiration du mal, le bien peut vaincre » l’exemple de la commune du Chambon-sur-Lignon

Terre de refuge pour les protestants persécutés lors des guerres de religions, puis lieu d’accueil pour les républicains espagnols fuyant le régime de Franco et enfin village refuge pour les juifs lors de la Seconde Guerre mondiale, la commune du Chambon-sur-Lignon et ses habitants ont dans leur histoire souvent aidé les personnes persécutées. En mémoire de cet engagement, il y a quelques années, un homme a fait du village son héritier. Mais qui était-il ? Pourquoi a-t-il fait ce legs ? Et qu’est-ce que cela nous dit que ceux qui ont lutté discrètement contre les nazis durant plusieurs années, c’est ce que raconte le documentaire "Le Chambon-sur-Lignon, un legs pour l'Histoire", de Jérôme Lévy diffusé cet été sur Public Sénat.

Le

MELUN:  Elections senatoriales
4min

Politique

Sénatoriales 2026 :  mode de scrutin, départements concernés, enjeux politiques...Tout comprendre des élections du 27 septembre en six questions 

Les sénatoriales sont les prochaines élections à se tenir en France. Tous les trois ans, le Sénat est renouvelé par moitié : ce sont ainsi 63 départements et une circonscription des Français de l’étranger qui sont concernés. La rédaction de Public Sénat fait le point sur le prochain renouvellement de la chambre haute.

Le