Coronavirus: de gros rassemblements annulés en France
Tous les "rassemblements de plus de 5.000 personnes" en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon...

Coronavirus: de gros rassemblements annulés en France

Tous les "rassemblements de plus de 5.000 personnes" en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Tous les "rassemblements de plus de 5.000 personnes" en milieu fermé et certains événements en extérieur, comme le semi-marathon de Paris dimanche, seront annulés en France face à l'intensification de l'épidémie causée par le nouveau coronavirus, a annoncé le gouvernement samedi.

Ces mesures, prises lors d'un Conseil de défense et d'un Conseil des ministres exceptionnels, conduisent aussi à annuler la dernière journée du Salon de l'agriculture dimanche à Paris, a indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran.

Selon lui, 16 nouveaux cas ont été confirmés dans le pays par rapport à vendredi soir, soit 73 au total depuis fin janvier.

Cela "représente en tout 59 patients hospitalisés", "12 guéris" et 2 décédés (un enseignant français de 60 ans dont le décès a été annoncé mercredi et un touriste chinois de 80 ans).

Sur l'ensemble du territoire, "tous les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu confiné seront annulés", a indiqué M. Véran.

Il en sera de même pour les rassemblements "en milieu ouvert quand ils conduisent à des mélanges avec des populations issues de zones où le virus circule possiblement".

Le semi-marathon de Paris, qui devait avoir lieu dimanche, correspond à cette définition. En revanche, pas les matchs de football de Ligue 1 de ce week end, a souligné M. Véran.

Parmi les événements annulés cités "à titre d'exemple" par le ministre, figurent "le carnaval d'Annecy du 6 au 8 mars" et le salon immobilier Mipim de Cannes, dont les organisateurs avaient annoncé un peu plus tôt qu'il serait décalé à juin.

"Ces mesures sont provisoires et nous serons sans doute amenés à les faire évoluer, ce sont des mesures contraignantes et nous souhaitons paradoxalement qu'elles durent un peu, parce que cela voudrait dire que nous parvenons à contenir la propagation du virus", a ajouté M. Véran.

Des mesures encore plus strictes ont été prises pour les deux principaux foyers de propagation du virus en France, l'Oise et la commune de La Balme-de-Sillingy en Haute-Savoie.

"Dans l'Oise et dans la commune de La Balme, tous les rassemblements seront interdits jusqu'à nouvel ordre", a indiqué M. Véran.

Dans les cinq communes de l'Oise particulièrement touchées, Creil, Crépy-en-Valois, Vaumoise, Lamorlaye, Lagny-le-Sec, ainsi qu'à la Balme, "nous recommandons aux habitants de limiter leurs déplacements".

"Ils peuvent se déplacer pour se nourrir, pour faire leurs courses", mais ils doivent éviter les "déplacements inutiles" et doivent "si possible recourir au télétravail".

Dans les cinq communes de l'Oise, "les établissements scolaires qui comptent des cas contact et qui présentent donc un risque plus élevé ne rouvriront pas lundi", selon M. Véran.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le