Coronavirus : « Il y aura très probablement un stade épidémique » analyse Marie Lebec
Avec plus de 400 cas en France, le virus continue sa propagation très rapide. La contamination a également atteint l’Assemblée Nationale, puisqu’un député est actuellement hospitalisé dans un état sérieux.

Coronavirus : « Il y aura très probablement un stade épidémique » analyse Marie Lebec

Avec plus de 400 cas en France, le virus continue sa propagation très rapide. La contamination a également atteint l’Assemblée Nationale, puisqu’un député est actuellement hospitalisé dans un état sérieux.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La France est devenue l’un des principaux foyers européens de l’épidémie de coronavirus, avec plusieurs centaines de cas recensés. La progression de la maladie a été qualifiée d’« inexorable » par Emmanuel Macron, et les pouvoirs publics envisagent désormais d’atteindre le stade 3, autrement dit le stade épidémique.

« Je ne suis pas médecin ou épidémiologiste, mais ce qui est sûr c'est que c'est très contagieux. Oui il y aura très probablement un stade épidémique : toute la France est touchée » analyse la députée LREM des Yvelines Marie Lebec. L’élue estime que l’arrivée en France de la maladie a été bien gérée par les autorités, même à l’approche du stade 3. « Pourquoi on parle de stade 1, 2, 3 ?  C'est aussi parce que la stratégie des pouvoirs publics, du secteur médical, évolue en fonction du stade dans lequel on est. »

Hier, le député Jean-Luc Reitzer (élu du Haut-Rhin) a été hospitalisé dans un état sérieux, et un salarié de l’Assemblée aurait également été contaminé. « Quand on est parlementaire, il faut encore être plus vigilant » estime Marie Lebec. « Toutes les semaines, on part dans nos territoires puis on revient à l'Assemblée. Il faut être très stricts : parce que nous sommes des vecteurs, soyons encore plus raisonnables. »

Les élus ont également reçu des messages de prévention et un mail du président de l’Assemblée, rappelant « les bonnes mesures, les lieux où se trouvaient les personnes malades, pour que chaque député puisse retracer son emploi du temps » explique la députée LREM.

Mais la propagation du virus continue d’inquiéter la population, notamment à l’approche des municipales. Les personnes âgées, particulièrement exposées aux dangers de la maladie, hésiteraient à aller voter. « Je comprends l’inquiétude » déclare Marie Lebec, qui rappelle que « beaucoup de mesures » vont être mises en place, notamment des gels hydroalcooliques et des masques à disposition. « Il ne faut pas créer un effet de panique, il faut avoir un comportement rationnel » conclut-elle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Montpellier: Robert Menard at the criminal court
4min

Politique

Colère lycéenne : Bruno Retailleau suggère de dissoudre LFI. Est-ce possible ?

Le mouvement lycéen ne faiblit pas et s’accompagne parfois de violences et de dégradations. Le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau y voit l’influence de La France insoumise, qu’il accuse « d’organiser l’insurrection ». Le sénateur de Vendée a donc suggéré « l’interdiction » du parti de Jean-Luc Mélenchon. Si la dissolution d’un parti politique est possible en droit, elle pose une question démocratique.

Le

Festival Terre de Jim : Deplacement Edouard Philippe
6min

Politique

Retraite à 65 ans : la stratégie du « courage politique » d'Édouard Philippe peut-elle être payante ?

À la peine dans les sondages au point de disparaître de la photographie du second tour de la présidentielle dans les dernières enquêtes, Édouard Philippe a présenté sa réforme des retraites, attendue depuis des mois. Une réforme qui propose un « allongement progressif » de l'âge de départ à 65 ans avec 45 annuités de cotisation. La mesure « ne va pas faire augmenter sa cote de popularité », pressent son entourage, qui fait le pari de la responsabilité et du courage.

Le

Stockphoto – gas gas stove light fire crisis
4min

Politique

Prix des énergies : l’UE s’attend à un « hiver difficile » 

Les factures d’énergie bondissent. À cause de la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture du détroit d’Ormuz, les importations d’hydrocarbures ont coûté plus de 100 milliards d’euros supplémentaires à l’Union européenne depuis la fin février. Et l’hiver s’annonce « difficile » de l’aveu même de Dan Jorgensen, le commissaire européen à l’énergie. L’Union européenne prévoit des mesures d’urgence, quitte à faire une entaille dans sa politique climatique.

Le