Coronavirus: l’Assemblée s’organise pour contrôler les décisions
La mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie de coronavirus devrait être présidée par Richard...

Coronavirus: l’Assemblée s’organise pour contrôler les décisions

La mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie de coronavirus devrait être présidée par Richard...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La mission d'information de l'Assemblée nationale sur la gestion de l'épidémie de coronavirus devrait être présidée par Richard Ferrand (LREM) et va contrôler chaque semaine les mesures prises par le gouvernement, a-t-on appris mardi de source parlementaire.

Cette mission, actée mardi en conférence des présidents de l'Assemblée, pourrait de même source se doter des prérogatives d'une commission d'enquête.

Le chef de file des députés LR, Damien Abad, avait réclamé dimanche d'aller plus loin, annonçant une commission d'enquête parlementaire initiée par son groupe à l'automne pour "tirer toutes les leçons de l’épidémie". Mais le président de l'Assemblée Richard Ferrand avait répondu que l'institution devrait "se saisir de manière pluraliste - ça n'appartient pas à un groupe quel qu'il soit - de l'ensemble des dispositifs mis en œuvre" face au coronavirus.

La mission, dont seront membres les présidents de tous les groupes politiques et qui doit démarrer la semaine prochaine, contrôlera dans un premier temps chaque semaine les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Ensuite, "elle pourra mener un travail évaluatif plus classique afin de tirer les enseignements de cette crise en effectuant toutes les recommandations qu’elle jugera utiles", a-t-on ajouté de source parlementaire.

Selon Gilles Le Gendre, patron des députés LREM, cette évaluation se fera "tous azimuts, sur tous les aspects", du "pilotage de la crise" aux "délocalisations", liées "à la pénurie" en masques de protection, en passant par "les politiques sanitaires de prévention des épidémies".

Ce travail ne se fera pas "dans une optique à charge, ni contre cette majorité, ni contre la précédente", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse téléphonique.

La mission "permettra, du fait de son caractère transversal, d’unifier l’ensemble du contrôle parlementaire sur la crise", a-t-on conclu de source parlementaire.

Le Parlement a adopté dimanche le projet de loi "d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19", ouvrant la voie à l'état d'urgence sanitaire. La France est entrée mardi officiellement dans ce nouveau régime, qui encadre le confinement et d'autres mesures restrictives des libertés.

L'Assemblée nationale n'a à son ordre du jour cette semaine qu'une séance de questions d'actualité au gouvernement, mardi après-midi, tout comme le Sénat mercredi, compte tenu des restrictions sanitaires et de la concentration de l'action sur la gestion de crise.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le