Corse: les dirigeants nationalistes déplorent le « déni de réalité » d’Emmanuel Macron
Les dirigeants nationalistes corses ont déploré mardi le "déni de réalité" d'Emmanuel Macron qui doit se rendre sur l'île jeudi,...

Corse: les dirigeants nationalistes déplorent le « déni de réalité » d’Emmanuel Macron

Les dirigeants nationalistes corses ont déploré mardi le "déni de réalité" d'Emmanuel Macron qui doit se rendre sur l'île jeudi,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les dirigeants nationalistes corses ont déploré mardi le "déni de réalité" d'Emmanuel Macron qui doit se rendre sur l'île jeudi, et estimé que les conditions n'étaient pas réunies pour qu'ils participent au grand débat auquel le président doit prendre part.

"Je ne pense pas qu'en l'état, le président de la République ait substantiellement modifié les termes de l'équation", a déclaré mardi matin sur CNews le président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, réagissant à la publication mardi par Corse-Matin d'une interview d'Emmanuel Macron dans laquelle le président se dit "disponible et volontaire" pour débattre avec les élus corses.

"Il y a des éléments d'évolution dans le discours du président de la République, ils sont incontestables" mais "il y a quand même une forme de continuité à notre avis regrettable dans le refus de prendre en considération un certain nombre d'éléments", a-t-il ajouté.

Rappelant qu'il était favorable à un statut d'autonomie pour la Corse, M. Simeoni a jugé que "ça changerait beaucoup de choses" si Emmanuel Macron prononçait ce mot "d'ici jeudi". Mais "ce n'est pas la potion magique", a-t-il tempéré: "Un certain nombre de marqueurs politiques aussi importants que celui-là, qui sont des marqueurs qui respectent les valeurs de la République, auraient dû être avancés pour créer les conditions d'un véritable débat".

"Lorsqu'on lit l'interview, on ne voit pas le moindre élément d'ouverture et encore moins d'avancée dans le sens du projet pour lequel nous avons été élus", a également affirmé à l'AFP le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni, jugeant que M. Macron faisait preuve d'un "déni de réalité" et confirmant l'appel à "une île morte" jeudi de 12H00 à 18H00 lancé par la coalition nationaliste Pe a Corsica, pendant le temps du grand débat national à Cozzano (Corse-du-Sud).

"Nous maintenons cette idée de mobilisation massive, pacifique, déterminée parce qu'il faut faire comprendre par les moyens qui sont les nôtres, qui sont ceux de la démocratie, qu'on ne peut pas (...) traiter les aspirations du peuple corse (..) par le silence ou le déni", a renchéri M. Simeoni.

"Il y a de notre côté une volonté de tourner définitivement la page de la logique du conflit", a-t-il également assuré, jugeant que les tentatives d'attentats lundi à Bastia et les différents plasticages de villas depuis début mars dans l'île "particip(ai)ent d'un climat qui est en train de se dégrader".

Partager cet article

Dans la même thématique

5min

Politique

Soumission chimique : « Il y a une volonté collective d’avancer sur le sujet, il faut maintenant trouver le bon véhicule législatif »

Hier, l’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné à quatre ans de prison ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, en vue de la violer. La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un rapport sur la soumission chimique avec Sandrine Josso, exhorte le gouvernement à mettre en place des « mesures concrètes pour protéger les femmes ».

Le

Voiture auto ecole
7min

Politique

Fin du financement du permis de conduire par le CPF : retour sur un amendement voté en catimini au Sénat

Dans le 49.3 sur le budget, le gouvernement a conservé des amendements issus de sénateurs PS, RDSE et des Indépendants, votés par le Sénat, qui réservent le financement du permis de conduire via le compte personnel de formation aux seuls demandeurs d’emploi. Votée en catimini et de nuit, la mesure a été soufflée par les représentants du secteur du monde de la formation, qui s’alarmaient que les bilans de compétences ne soient plus initialement financés par le CPF.

Le

Corse: les dirigeants nationalistes déplorent le « déni de réalité » d’Emmanuel Macron
2min

Politique

Immigration : « Nous sommes le pays, en Europe, qui reconduit le plus de manière forcée vers les pays tiers », assure Laurent Nunez

Selon les chiffres de la Direction générale des étrangers en France (DGEF), diffusés mardi, le nombre de primodélivrances de titres de séjour a augmenté de 11 % en 2025. Interrogé sur ce sujet par le sénateur RN, Aymeric Durox, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a mis en valeur la politique très offensive de reconduite forcée du gouvernement.

Le

Corse: les dirigeants nationalistes déplorent le « déni de réalité » d’Emmanuel Macron
2min

Politique

Contrat de Capgemini avec l’ICE : « Une entreprise française ne peut se soustraire de sa responsabilité éthique », rappelle le gouvernement

Lors des  questions d’actualité du Sénat, le gouvernement a été interpellé sur le contrat liant le groupe d’informatique français Capgemini avec la police fédérale américaine de l’immigration (ICE), mise en cause dans la mort de deux citoyens américains et de nombreuses violations de droits humains.

Le