Coup de pouce aux retraités: « Ça sent le bricolage » selon Éric Coquerel
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Éric Coquerel, député La France Insoumise s’est montré méfiant après le coup de pouce, annoncé par le gouvernement, sur la CSG des retraités

Coup de pouce aux retraités: « Ça sent le bricolage » selon Éric Coquerel

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, Éric Coquerel, député La France Insoumise s’est montré méfiant après le coup de pouce, annoncé par le gouvernement, sur la CSG des retraités
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors qu’Édouard Philippe a annoncé hier que 300 00 retraités ne seraient pas touchés par la hausse de la CSG, Éric Coquerel a vivement critiqué la politique économique du gouvernement : « Ça sent le bricolage. Je pense que globalement le gouvernement a deux problèmes. D’abord un problème économique car cela va mal. Les chiffres de l’Insee présentés hier à la commission des finances sont en baisses. Cela montre que le gouvernement a commis des erreurs en augmentant la CSG, en touchant le pouvoir d’achat des Français sauf des 1% les plus riche. C’est une reconnaissance de culpabilité (…) Cela ne suffit pas, la France ne souffre pas d’une politique de l’offre mais d’une politique de demande. »

Le député voit ensuite dans le geste du gouvernement un calcul électoral : « Il y a un côté électoral en vue des élections européennes par rapport à un électorat que, peut-être, le Président estime favorable à lui en termes de moyenne d’âge. J’attends désormais avec impatience le projet de loi de finances du gouvernement. »

Enfin, Éric Coquerel s’est montré vigilant en vu de présentation du projet de loi de finances pour 2019 présenté en conseil des ministres le lundi 24 septembre : « On a jamais été dans l’obstruction, nous avons fait notre travail de parlementaires. On fera un contre budget comme l’an dernier. Nous allons montrer en quoi le gouvernement d’Emmanuel Macron nous emmène dans un cul-de-sac.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le