Coût du voyage de Philippe dans les Hautes-Alpes: « polémique inutile » pour Giraud (LREM)
Le coût du déplacement mercredi dernier d'Edouard Philippe dans les Hautes-Alpes, épinglé par Le Canard enchaîné, provoque une ...

Coût du voyage de Philippe dans les Hautes-Alpes: « polémique inutile » pour Giraud (LREM)

Le coût du déplacement mercredi dernier d'Edouard Philippe dans les Hautes-Alpes, épinglé par Le Canard enchaîné, provoque une ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le coût du déplacement mercredi dernier d'Edouard Philippe dans les Hautes-Alpes, épinglé par Le Canard enchaîné, provoque une "polémique inutile", considère le député LREM Joël Giraud, rapporteur général du Budget.

L'hebdomadaire relate qu'en raison de la panne d'un des deux avions type Casa prévus pour l'aller, deux hélicoptères Super Puma avaient été employés pour ce déplacement du Premier ministre.

Pour le retour, les Super Puma ont d'abord reconduit Edouard Philippe et ses équipes de Gap à Grenoble, où l'attendait le Casa, en raison des conditions météorologiques.

La presse a été reconduite en Casa à Paris, selon le témoignage d'une journaliste AFP. Facture totale: 150.000 euros d'après Le Canard enchaîné, 80.000 euros selon Matignon.

Ces 80.000 euros couvrent les transports du Premier ministre, d'élus, de chefs entreprises et de la presse, a-t-on précisé de même source à l'AFP.

Edouard Philippe a annoncé depuis Saint-Michel-de-Chaillol des mesures pour aider les collectivités à rénover leurs réseaux d'eau, dont une dotation de 2 milliards d'euros sur 5 ans.

"Que peut-on reprocher au Premier ministre? Est-ce d'avoir choisi, par respect des territoires, de se déplacer pour annoncer les mesures prises à l'issue des assises de l'eau sur le ressort de l'agence de l'eau Rhône-Méditerranée Corse" ou "de choisir une commune rurale des Hautes-Alpes (...) plutôt que la cour de l'Hôtel Matignon pour faire ces annonces?", interroge dans un communiqué M. Giraud, lui-même élu des Hautes-Alpes et qui accompagnait le chef du gouvernement.

"Quant au coût du déplacement, les aéroports ouverts aux avions de ligne sont loin des Hautes-Alpes et il n'y a pas de TGV! Faut-il pour autant que le Premier ministre ne se déplace que dans des grandes villes accessibles? Il y a donc un coût", défend aussi le rapporteur général du budget.

Et l'appareil militaire Casa "n'était ni un avion de luxe, ni un déplacement confortable", ajoute M. Giraud.

Le recours à un vol privé Tokyo-Paris en décembre par Edouard Philippe pour le ramener plus vite de Nouvelle-Calédonie avait déjà fait polémique.

Le Premier ministre avait alors "assumé" la décision de recourir à un avion loué par Matignon à une société privée pour 350.000 euros, pour ramener du 5 au 6 décembre plusieurs ministres et une soixantaine de personnes en métropole, au lieu d'utiliser l'appareil de l'armée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Coût du voyage de Philippe dans les Hautes-Alpes: « polémique inutile » pour Giraud (LREM)
5min

Politique

Après les violences urbaines et les pillages du 17 octobre, « le président de la République n'a apporté aucune solution, aucun cap », déplore Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste au Sénat, constate avec sévérité l’impuissance et l’inertie du gouvernement face aux violences du week-end. S’il réfute toute volonté de pourrissement du mouvement de la part de l’exécutif, il estime cependant que les revendications portées depuis plus d’un mois par les lycéens ont été laissées « en jachère », dans un contexte social d’autant plus tendu que les crises s’enchaînent.

Le

Sebastion Lecornu press conference in Merignac
5min

Politique

 « Défaut de renseignement », « sous-estimation » de la colère sociale, « stratégie de pourrissement » : le gouvernement a-t-il failli samedi dernier ?  

Face aux pillages et dégradations lors des manifestations de ce samedi 17 octobre, le gouvernement est vivement critiqué pour sa doctrine de maintien de l’ordre. Alors que circulaient depuis plus d’un mois des appels à manifester ce samedi 17 octobre et que les lycéens et étudiants sont dans la rue depuis trois semaines, le gouvernement semble avoir sous-estimé la colère et les débordements possibles ce samedi.

Le

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le