Débat national: Édouard Philippe « regrette » le départ de Chantal Jouanno
Le Premier ministre Edouard Philippe a regretté mercredi la décision de Chantal Jouanno de se retirer du pilotage du débat...

Débat national: Édouard Philippe « regrette » le départ de Chantal Jouanno

Le Premier ministre Edouard Philippe a regretté mercredi la décision de Chantal Jouanno de se retirer du pilotage du débat...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier ministre Edouard Philippe a regretté mercredi la décision de Chantal Jouanno de se retirer du pilotage du débat national mis en place pour sortir de la crise des "gilets jaunes", déclarant cependant n'y voir qu'une "péripétie".

"J'ai pris acte de la démission de Mme Jouanno, que je regrette. Je la regrette d'abord parce qu'elle intervient tard dans le processus, et que c'est une complexité supplémentaire de ce débat", a-t-il affirmé à l’issue d'un séminaire du gouvernement.

"Cela dit, je voudrais dire que ça n'est qu'une péripétie. Ce qui compte ça n'est pas les personnes, ce qui compte c'est ce débat", a-t-il poursuivi.

"Nous croyons à ce débat, nous pensons qu'il est indispensable. Nous pensons que dans la phase que connaît notre pays, nous devons être à la fois extrêmement ouverts à un débat productif et utile, et évidemment très fermes sur le fonctionnement des institutions républicaines".

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé mardi soir son retrait du "grand débat national" destiné à sortir de la crise des "gilets jaunes", après la polémique suscitée par son salaire mensuel de 14.666 euros.

Interrogé sur l'éventuelle démission de Mme Jouanno de la CNDP, M. Philippe a souligné que son mandat était "irrévocable", tout en estimant qu'il lui appartenait de "se déterminer". "Elle le fera en conscience, elle aura l'occasion de le faire, ça me semble parfaitement naturel", a-t-il dit.

Le Premier ministre a affirmé qu'il répondrait lundi à la question de savoir qui fera la synthèse des débats, de la CNDP ou du gouvernement.

"C'est une excellente question parce qu'elle touche aux questions d'impartialité et de transparence que j'évoquais au départ (...) Nous souhaitons offrir l'ensemble des garanties qui permettront aux Français de constater que ce débat est impartial, qu'il est transparent et surtout qu'il est utile", a-t-il répondu.

Le débat se déroulera notamment via des "réunions d'initiatives locales", des "stands mobiles", une plateforme numérique et au travers de "conférences citoyennes régionales qui permettront à une centaine de Français tirés au sort dans chaque région, à la fin de du processus du débat, de pouvoir donner leur avis sur ce qu'ils ont entendu", a-t-il détaillé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Session of questions to the government at the National Assembly
2min

Politique

Budget : Sébastien Lecornu a choisi le recours au 49.3

Après un week-end de réflexion, le Premier ministre va annoncer en Conseil des ministres le recours au 49.3 pour faire passer le budget 2026. Après avoir concédé de nombreux gestes en direction des socialistes, Sébastien Lecornu a obtenu de leur part un accord de non-censure. Le chef du gouvernement revient donc sur son engagement de ne pas avoir recours à cet article, mais évite la voie plus brutale des ordonnances.

Le

Formal opening session of the Court of Cassation
5min

Politique

Budget des collectivités : le gouvernement tend la main au Sénat en proposant un effort contenu aux alentours de 2 milliards d’euros

Dans la dernière ligne droite du marathon budgétaire 2026, le gouvernement ne souhaite pas prolonger plus que nécessaire la navette parlementaire en cas de recours à l’article 49.3. Pour que les sénateurs ne reviennent pas sur la copie qui serait validée par l’Assemblée, le gouvernement a limité l’effort demandé aux collectivités « un marqueur du Sénat ».

Le

Débat national: Édouard Philippe « regrette » le départ de Chantal Jouanno
3min

Politique

Municipales à Paris : « Je regrette qu'on ne soit pas unis derrière la candidature de Rachida Dati », expose Aurore Bergé

À quelques semaines des élections municipales 2026, les rangs macronistes avancent en ordre dispersé à Paris. Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, soutient Rachida Dati. « C’est elle qui peut gagner », estime la responsable sur Public Sénat ce lundi. Une position contraire à celle de son parti, Renaissance, qui s’est allié au candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel.

Le