Début du rassemblement pour Steve à Nantes: plusieurs centaines de personnes à la grue jaune
Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi à Nantes près de la grue jaune, derrière une grande banderole avec le...

Début du rassemblement pour Steve à Nantes: plusieurs centaines de personnes à la grue jaune

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi à Nantes près de la grue jaune, derrière une grande banderole avec le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs centaines de personnes se sont retrouvées samedi à Nantes près de la grue jaune, derrière une grande banderole avec le portrait de Steve Maia Caniço et l'inscription "Interdits de vivre", au début de la marche prévue à proximité du lieu où le corps du jeune homme a été retrouvé lundi dans la Loire.

Jeunes parents avec des poussettes, enfants à vélo, personnes de tous âges ont exprimé leur volonté de rendre hommage à l'animateur périscolaire de 24 ans, disparu dans la nuit du 21 au 22 juin lors de la Fête de la musique, marquée sur les bords de Loire par une intervention controversée des forces de l'ordre dont le rôle suscite également beaucoup d'interrogations chez les participants.

La mort de Steve "a été un choc personnel", explique Clémentine, 25 ans, venue à vélo et qui, comme toutes les personnes interrogées par l'AFP, a refusé de donner son nom de famille.

Tout en précisant avoir "des gendarmes et des militaires" dans sa famille, cette jeune Nantaise entend, par sa présence, "protester contre les violences policières". "On matraque des gens qui s'amusent, on leur envoie des lacrymos, on envoie des chiens (...) Moi, je respecte les policiers mais leur métier, c'est de maintenir les gens en sécurité, pas de les mettre en danger". "Là, on parle d'une répression des mouvements sociaux qui s'étend à la vie quotidienne et ça prend une toute autre ampleur", considère-t-elle.

Pour Hugues, 42 ans, venu de Derval (Loire-Atlantique), à une heure de route de Nantes, "plus il y aura de monde, plus il y aura de pression pour avoir la vérité (...) C'est choquant la manière dont c'est traité au niveau politique, on a l'impression qu'on essaie d'étouffer l'affaire. Personne n'est jamais responsable", dit-il.

Ludovic, lui, est venu de Lyon spécialement pour cet évènement. "Steve est devenu un symbole des violences policières", estime ce photographe amateur de 42 ans. "Steve, Adama Traoré, les gilets jaunes, tout est lié", assure-t-il.

Interrogé sur la volonté de la famille de n'accepter qu'"un soutien amical, artistique et pacifique", Ludovic répond: "le meilleur exemple est que cette marche se passe bien, et sans heurts, pour respecter la famille". "Moi, je n'ai jamais rien jeté sur la police à part des noms d'oiseaux mais, malheureusement, c'est eux qui rendent les gens violents", affirme-t-il.

Une manifestation "contre les violences policières" est également prévue à Nantes, à partir de 13h00, à la station Commerce, dans le centre-ville, à proximité immédiate du périmètre interdit par les autorités.

RFO-mcl/eb

Partager cet article

Dans la même thématique

Début du rassemblement pour Steve à Nantes: plusieurs centaines de personnes à la grue jaune
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

Début du rassemblement pour Steve à Nantes: plusieurs centaines de personnes à la grue jaune
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le