Décès de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud
L'ancien maire de Puteaux (Hauts-de-Seine) Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a dirigé la ville pendant 35 ans et occupé les fonctions...

Décès de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud

L'ancien maire de Puteaux (Hauts-de-Seine) Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a dirigé la ville pendant 35 ans et occupé les fonctions...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien maire de Puteaux (Hauts-de-Seine) Charles Ceccaldi-Raynaud, qui a dirigé la ville pendant 35 ans et occupé les fonctions de député et sénateur, est décédé jeudi matin à l'âge de 94 ans, a annoncé sa fille Joëlle Ceccaldi-Raynaud sur Twitter.

Il était l'un des derniers représentants de cette génération d'élus incarnée par Charles Pasqua, symbole de la transformation des Hauts-de-Seine en un département riche après avoir été une banlieue ouvrière.

"Un sacré personnage. Intelligent et renard. Un politique d'un autre siècle. Il emporte ses secrets", a tweeté l'opposant principal des Ceccaldi à Puteaux, Christophe Grébert.

Surnommé "le renard argenté", ce Corse avait commencé sa carrière politique à la SFIO avant de rejoindre les rangs du mouvement gaulliste à la fin des années 1960. Elu pour la première fois à Puteaux en 1969, il avait été contraint de passer la main à sa fille en 2004 pour des raisons de santé.

Sous sa mandature, la ville de Puteaux a été considérablement transformée et est devenue l'une des communes les plus riches de l'ouest parisien grâce au quartier d'affaires de La Défense qui génère des millions d'euros de taxe professionnelle.

Cette aisance financière a permis à Puteaux de disposer, entre autres, d'un contingent de plus de 1.500 employés municipaux pour environ 40.000 habitants et de 5.000 logements sociaux, bien au-delà des 20% exigés par la loi SRU. Des moyens colossaux utilisés aussi, selon les opposants des Ceccaldi, à des fins clientélistes.

L'ancien homme fort de la ville a également occupé les fonctions de député entre 1993 et 1995 lors du passage au ministère du Budget de Nicolas Sarkozy dont il était le suppléant, puis sénateur de 1995 à 2004. Il a aussi été conseiller général et conseiller régional.

En 2005, il avait cherché à récupérer son siège de maire à la surprise générale mais sa fille, Joëlle, s'y était opposée. S'en était suivi un conflit ouvert qui avait culminé aux municipales de 2008 lorsque le père avait présenté une liste face à sa fille, finalement vainqueure.

La "guerre des Ceccaldi", symbolisée par des conseils municipaux où père et fille s'envoyaient des "cher monsieur" et des "madame le maire" a passionné les médias.

Le père ira jusqu'à accuser sa fille d'avoir perçu de l'argent lors de l'attribution du marché public du chauffage de La Défense. La justice s'intéresse depuis 2002 à des soupçons d'abus de biens sociaux et de corruption liés à ce marché, attribué par le syndicat intercommunal de chauffage urbain de la Défense (Sicudef) à la société Enerpart.

Dans cette affaire, qui est la plus vieille instruction en cours au parquet de Nanterre, M. Ceccaldi-Raynaud a été lui-même mis en examen pour corruption passive et favoritisme en 2007, contrairement à sa fille qui n'est pas mise en examen dans ce dossier.

Partager cet article

Dans la même thématique

Décès de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

Décès de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

Décès de l’ancien maire de Puteaux Charles Ceccaldi-Raynaud
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le