Décrochage scolaire: Pécresse met en place une plateforme téléphonique en IDF
Une plateforme téléphonique contre le décrochage scolaire, des lycées internationaux pour améliorer l'attractivité de la région...

Décrochage scolaire: Pécresse met en place une plateforme téléphonique en IDF

Une plateforme téléphonique contre le décrochage scolaire, des lycées internationaux pour améliorer l'attractivité de la région...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Une plateforme téléphonique contre le décrochage scolaire, des lycées internationaux pour améliorer l'attractivité de la région et le renforcement du numérique dans les lycées: la présidente du conseil régional d'Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR), a présenté mardi ses priorités pour la rentrée 2018.

La région, qui compte 20.000 jeunes décrocheurs, a lancé depuis mai "une plateforme téléphonique" chargée de "contacter individuellement chaque décrocheur" et tenter de les réintégrer dans une structure de réinsertion, a expliqué Mme Pécresse lors d'une conférence de presse sur la rentrée 2018 dans les lycées franciliens.

La lutte contre le décrochage scolaire, devenue une compétence de la région depuis la loi de 2015 portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la république (NOTRe), a été ciblée "grande cause régionale 2018". La région lui a consacré 2,5 millions d'euros.

Valérie Pécresse avait réclamé auprès du ministère de l'Education le "fichier des décrocheurs", une demande refusée par l'ancienne ministre socialiste Najat-Vallaud Belkacem, mais acceptée par Jean-Michel Blanquer. Avec ce fichier, d'ici 2022, "l'objectif est que 100% des décrocheurs soient contactés et au moins 50% inscrits dans une structure de réinsertion", a précisé Mme Pécresse.

Pour améliorer l'attractivité de la région, Mme Pécresse aspire aussi à en faire "une région multilingue", et prévoit d'y construire trois nouveaux lycées internationaux. Le premier sera inauguré à la rentrée à Courbevoie, près de La Défense, où vont arriver de nombreux cadres d'entreprises du domaine de la finance qui ont décidé de relocaliser après le Brexit, a expliqué Mme Pécresse.

La Région s’est aussi portée candidate pour coordonner l'arrivée d'un collège-lycée européen dans les Hauts-de-Seine, notamment à destination des familles des cadres de l’Agence bancaire européenne, qui déménage en Ile-de-France.

Elle prévoit également d'augmenter de 50 à 90 le nombre de sections internationales dans les lycées franciliens, pour atteindre 20.000 places en 2021.

Autre priorité, le déploiement du numérique dans les lycées: fin 2018, 73% des 465 lycées franciliens seront connectés au très haut débit, et plus de 1.200 tablettes seront déployées dans 34 lycées, pour une expérimentation de "classes numériques".

Enfin, Mme Pécresse, qui a annoncé 5 milliards d'euros pour la construction et la rénovation de lycées, précise que 7.400 places nouvelles ont été construites depuis son arrivée à la tête de la région.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le