Départ d’Ismaël Emelien pour écrire un livre : « Un prétexte » selon Patrick Kanner
L’écriture d’un ouvrage n’est qu’« un prétexte », selon le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, pour justifier le départ de l’Elysée du conseiller d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, dont le nom est cité dans l’affaire Benalla.

Départ d’Ismaël Emelien pour écrire un livre : « Un prétexte » selon Patrick Kanner

L’écriture d’un ouvrage n’est qu’« un prétexte », selon le président du groupe PS du Sénat, Patrick Kanner, pour justifier le départ de l’Elysée du conseiller d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, dont le nom est cité dans l’affaire Benalla.
Public Sénat

Par Public Sénat, avec AFP (images de Samia Dechir et Cecile Sixou)

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, a annoncé lundi 11 février au Point son départ de l’Elysée. Une décision qui ne laisse pas indifférent Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

« Le départ spécifique de Monsieur Emelien n’est pas neutre, son nom circule beaucoup, y compris pour d’autres dossiers que ceux qu’il portait en direct, vous voyez à quoi de peux faire allusion… » réagit après de Public Sénat le sénateur PS.

« C’est un collaborateur très proche d’Emmanuel Macron. Et le prétexte de la valorisation d’un ouvrage qu’il a commis me paraît quand même un petit peu léger par rapport aux véritables raisons, sûrement, qui ont motivé cette évolution professionnelle » ajoute Patrick Kanner, qui sans le dire explicitement, faire référence à l’affaire Benalla.

Vidéos

Ismaël Emelien a justifié sa démission par la promotion d'un livre qu'il va publier sur le progressisme, le chef de l'Etat ayant interdit à ses conseillers de publier pendant qu'ils sont en poste à l'Elysée. « Par éthique personnelle, je me suis astreint en tant que conseiller spécial du président à un silence absolu qui n'est pas compatible avec la parution d'un tel ouvrage » a-t-il déclaré au Point.

Mais le conseiller d’Emmanuel Macron a été mis en cause dans l'affaire Benalla depuis que l'ex-chargé de mission du Président a affirmé aux enquêteurs lui avoir transmis des vidéos obtenues illégalement auprès de la police, destinées à le disculper dans le déroulé des violences du 1er mai. Ces images s'étaient retrouvées sur des comptes Twitter pro-Macron.

Le Monde a récemment révélé que les enquêteurs soupçonnaient Ismaël Emelien d'avoir effectivement récupéré ces vidéos illicites. En juillet, dans une conversation dont l'enregistrement a été publié par Médiapart, Alexandre Benalla se targue d'avoir le soutien dans l'affaire du 1er mai d'« Isma » qui le « conseille sur les médias et compagnie ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le