Départ de Christian Estrosi de LR : « Bonne route et adieu » lâche Philippe Dallier
Alors que le maire de Nice annonce, dans les colonnes du Figaro, qu’il quitte Les Républicains, les sénateurs de son ancienne famille politique évoquent une « décision de clarté », « sans surprise ».

Départ de Christian Estrosi de LR : « Bonne route et adieu » lâche Philippe Dallier

Alors que le maire de Nice annonce, dans les colonnes du Figaro, qu’il quitte Les Républicains, les sénateurs de son ancienne famille politique évoquent une « décision de clarté », « sans surprise ».
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Par Marylou Magal avec François Vignal

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Ce n’était plus qu’une question de temps. Au lendemain de l’ « affaire Muselier » qui a secoué Les Républicains et entraîné le départ du maire de Toulon, Hubert Falco, une figure du parti claque également la porte. Dans une interview accordée au Figaro, le maire de Nice, Christian Estrosi annonce qu’il quitte le parti présidé par Christian Jacob avec l’ambition de travailler à la construction d’une nouvelle formation politique pour rassembler la droite et le centre. Un départ pressenti depuis la veille par nombre de ses anciens compagnons de route, suite à un violent désaccord autour de l’accord avorté entre LREM et LR pour les élections régionales en Paca. « Jamais je n’avais subi une telle violence dans mon parti », relate dans les colonnes du quotidien le maire de Nice, revenant sur la réunion de crise organisée par la Commission nationale d’investiture.

« Christian Estrosi était fou de rage à l’issue de la réunion », relate un participant. « Il est d’ailleurs clair que sa stratégie, comme celle d’Hubert Falco, a été de négocier le scalp de la région Paca en échange d’un fauteuil ministériel… ». Car la proximité de Christian Estrosi avec le président de la République en fait railler plus d’un chez Les Républicains. « Son départ n’est pas une surprise », commente le sénateur LR Alain Cadec. « C’est une suite logique de ses choix depuis plusieurs mois. Il a toujours été proche du président de la République, qu’il quitte LR ne me surprend absolument pas, et c’est d’ailleurs la meilleure des choses qu’il avait à faire, il ne fait que clarifier les choses. » « Christian Estrosi pense qu’en claquant la porte des Républicains il deviendra premier ministre », croit savoir une élue. « Qui peut croire une telle chose ? C’est de la naïveté. »

« Christian Estrosi fait une erreur d’analyse »

Et, si elle agace, la décision du maire de Nice était plus qu’attendue en interne.  « On s’y attendait », soutient le sénateur Stéphane Le Rudulier. « Vu les tensions qui existaient avec le parti, il a pris la bonne décision, je ne la cautionne pas pour autant, mais ce n’est pas une surprise. Dès lors qu’on ne se sent plus bien dans une famille politique il faut la quitter et comme pour Falco, ça a le mérite de la clarification. » Malgré tout, on reproche à Christian Estrosi son analyse de la situation, alors que le maire de Nice dénonce « la dérive d’une faction qui semble avoir pris en otage le parti ». « Je pense qu’il fait une erreur d’analyse par rapport à la ligne du parti », soutient Stéphane Le Rudulier.  « Car, plus que jamais, LR incarne la troisième voie face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen. »

D’autres, comme le sénateur du Val d’Oise Sébastien Meurant, voient le départ de Christian Estrosi comme une bonne chose, considérant que sa place n’était plus parmi Les Républicains. « C’est une bonne chose, à partir du moment où Christian Estrosi a fait les yeux doux à Emmanuel Macron, c’est qu’il ne partage plus l’identité des Républicains. Je regrette d’ailleurs que LR n’ait pas présenté quelqu’un contre Christian Estrosi aux municipales car c’était déjà inscrit, ce sont des ambitions individuelles », commente le sénateur. Et certains, à l’instar du sénateur Philippe Dallier qui ne voit dans l’événement aucun fait marquant et se contente d’un : « Bonne route et adieu ».

 

 

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