Dépôt d’une motion de censure: décision des députés PS mardi
Les députés socialistes, qui voulaient "attendre" l'allocution publique d'Emmanuel Macron sur les "gilets jaunes" avant de...

Dépôt d’une motion de censure: décision des députés PS mardi

Les députés socialistes, qui voulaient "attendre" l'allocution publique d'Emmanuel Macron sur les "gilets jaunes" avant de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les députés socialistes, qui voulaient "attendre" l'allocution publique d'Emmanuel Macron sur les "gilets jaunes" avant de déposer une motion de censure commune avec les Insoumis et les communistes contre le gouvernement, prendront leur décision mardi, a-t-on appris auprès du groupe.

"La motion de censure est en discussion. Il était parfaitement prévu que nous attendrions ce soir les propositions du président de la République et qu'il y aurait une décision ou un dépôt demain (mardi)", a affirmé la présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, dans les couloirs du Palais Bourbon.

"Il y a une prise de conscience extrêmement tardive du président de la République, sur la question du pouvoir d'achat", a par ailleurs estimé la députée du Tarn-et-Garonne au sujet des annonces du chef de l'Etat.

Le patron du PS, Olivier Faure, avait annoncé jeudi dernier que son groupe, LFI et les communistes, insatisfaits des réponses à la crise des "gilets jaunes", déposeraient une motion de censure commune ce lundi. Le député de Seine-et-Marne avait indiqué chercher, préalablement à ce dépôt, d'autres députés signataires au-delà des groupes de gauche.

Une telle motion n'est recevable que si elle est signée par un dixième au moins des membres de l'Assemblée nationale, soit 58 députés. Les trois groupes en comptent 62 au total: 29 socialistes et apparentés, 17 Insoumis et 16 pour le groupe GDR (communistes et élus ultramarins de gauche).

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable au vu du contingent de la gauche par rapport aux 577 députés, au total, que compte l'Assemblée.

Les trois groupes de gauche avaient déjà surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le